RAID DU 400ème ANNIVERSAIRE
DE QUÉBEC
par Pierre-André Ouimet
Un anniversaire, ça se fête et nombreux
sont les membres qui ont choisi " de ne pas manquer d'en
être ". En effet, une soixantaine de membres et leurs
conjointes ou ami(e)s ont participé à ce ralliement
à Québec les 13 et14 juillet. Plusieurs s'étaient
d'ailleurs commis dès l'assemblée générale
à être de la partie.
En route vers Québec
Sous un ciel incertain, voire maussade en ce dimanche
matin, la route vers Cap Rouge en banlieue de Québec se
fit sans problèmes. Notre groupe, les lève-tard
partis à 09:30 plutôt que 08:30, semble avoir été
parmi les seuls à se faufiler entre les averses et les
orages, pour atteindre le resto Chic Alors! où le premier
groupe finissait de se délecter. Il fallait voir l'activité
autant dans le resto que dehors avec des curieux qui s'arrêtaient
pour admirer autant de voitures.
Dame nature prend la pôle
Un premier groupe d'abord et la seconde horde par
la suite, dès la dernière bouchée avalée,
a repris la route pour atteindre Québec et les plaines
d'Abraham où nous avons exposé nos voitures. Mais
cette fois, personne n'y a échappé, la pluie, fine
d'abord, s'est amplifiée et a finalement eu raison de la
majorité d'entre nous. Sagement, nous avons regagné
l'hôtel, que nous occupions en entier, avec gardien de sécurité
pour les voitures. Remarquez que la sécurité a eu
bien peu à faire car les curieux, sous la flotte, ça
ne se compte pas par milliers.
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Après s'être installés chacun
dans ses aires, une très grande majorité a décidé
de souper au restaurant adjacent, donc sans devoir sortir à
l'extérieur et bien nous en pris. La pluie s'est déversée
en trombe et la verrière derrière laquelle nous
mangions donnait l'impression qu'on était sous les chutes
Montmorency. Heureusement, le ciel a tout donné ce soir
là et au matin, bien qu'incertain et venteux, le temps
a collaboré pour permettre le ralliement du jour 2 à
l'entrée de l'île d'Orléans.
L'île d'Orléans.
Accueillis par Richard Boudrias et Germain Cornet,
nos vaillants organisateurs à qui nous devons un grand
merci, nous avons débuté, chacun à notre
rythme, le tour de l'île
..42 milles de choses tranquilles,
comme le chantait Félix Leclerc. Un paysage magnifique,
des sites trop nombreux pour le peu de temps alloué avant
le ralliement pour le pique-nique du midi, mais une expérience,
qui, si elle n'avait pas été entachée par
les caprices mécaniques intermittents des deux Jaguar 340,
aurait été divine. Mais, on en a vu d'autres et
ceci ne nous a pas empêchés de bien profiter de la
ballade. Arrivés à destination chez Pauline Hamel
et son conjoint Michel, nous avons tous été éblouis
par le site, par la vue sur le fleuve, sur Beauport et sur Québec.
Un endroit tout simplement magnifique et les organisateurs avaient
retenus les services d'un traiteur qui avait préparé
les plateaux de pique-nique individuels que nous avions commandés
préalablement. Impeccables, sans anicroche et succulents.
L'après-midi s'est écoulée en un éclair
et il fallait repartir car une autre festivité était
organisée au cur du Vieux Québec. Il fallait
y être pour 17h30 et avant tout cela, passer à l'hôtel
se rafraîchir. Donc : île d'Orléans- Ste-Foy-Vieux
Québec. Pas une minute à perdre pour "être
dans les temps".
Voyez
ici les photos que Pauline a installé sur son site à
votre intention
Une autre Jaguar 340 fait des siennes.
Avec une voiture ancienne, la vie est pleine de
surprises et même les propriétaires les plus aguerris
peuvent se voir pris au dépourvu. Marcel Boucher, membre
VEA de la première heure (1974) et oserais-je dire, mécano
émérite de la marque depuis toujours, a vu sa voiture
s'arrêter "sec" sur le boulevard Laurier, juste
de l'autre côté de l'hôtel. Il a à peine
eu le temps de se garer dans l'entrée de l'hôtel
en face et plus rien! Il revenait de chez un fournisseur local
avec un chapeau de distributeur neuf pour ma voiture, rappelez-vous
les caprices mécaniques intermittents de ma voiture en
matinée, causés par un chapeau fissuré, diagnostic
correct posé par Gaetano Sisto au pique-nique. Et bien
c'était cette fois la Jaguar 340 de Marcel, et sans préavis
symptomatique aucun, qui semblait en avoir besoin. Hélas,
malgré tous les efforts, rien n'y fit et il dut laisser
sa voiture là pour nous rejoindre au Café du Monde,
assisté en ce sens par un ami en Morgan. Remarquez que
la ballade sur le boulevard Champlain le long du fleuve n'a pas
dû être trop contraignante, bien que l'esprit ait
sans doute encore été ailleurs.
Le souper festif.
On devait être 30 au maximum pour le souper
au Café du Monde, on a sans doute compté 45 ou même
50 convives du VEA au restaurant. Les voitures, pour lesquelles
on avait réservé tout l'espace de stationnement
directement devant le restaurant faisaient sensation auprès
d'une foule de touristes et de passants très nombreux.
L'atmosphère était joviale, le rythme relax. Il
faut souligner le champagne d'accueil, gracieuseté de notre
président, Daniel Noiseux, qui a posé un baume sur
la contrainte de l'espace restreint qui nous était allouée
dans le restaurant. À la fin du repas, certains en ont
profité pour aller voir le spectacle de Robert A. Lepage
projeté sur les silos du port tandis que d'autres ont sagement
regagné l'hôtel. Solidarité de marque oblige,
nous sommes revenus avec Marcel qui avait alors pris la décision
de faire remorquer sa voiture et de ne résoudre le problème
qu'au matin.
Le mystère mécanique résolu.
Il faut parfois chercher l'aiguille dans une botte
de foin et c'est là que se trouvait la solution du problème
de la Jaguar, ce qui fut fait des les premières heures
mardi. Il fallait un il de lynx pour voir la fissure dans
le nouveau rotor de la Jaguar. C'était la cause du problème
( les anglais appellent cela un "hairline crack"). Et
il était neuf en plus de tout cela. Qui l'eut cru?
Le retour, chacun à son rythme.
Mardi matin, chacun quitta l'hôtel à
son rythme. Nous avons personnellement choisi d'étirer
le plaisir et sommes retournés dans le vieux Québec
visiter un ancien navire marchand, aujourd'hui classé "
monument historique " par la France. Le " Belem "
fut construit à Nantes en 1896 et fut le dernier grand
voilier commercial à sillonner les mers. Il servait au
transport du cacao du Brésil vers la France, ceci avant
de devenir le yacht privé du duc de Westminster de 1914
à 1921. Un lunch sur une terrasse sympathique et c'était
à notre tour de prendre la route pour revenir à
la maison.
Un retour sans problèmes et toujours avec
un chapeau de distributeur fissuré qui n'a encore pas été
remplacé à ce jour! Rassurez-vous, cela ne saurait
tarder.
©VEA