LA BANDE DESSINÉE COMPLICE DE L'AUTOMOBILE


Il n'est pas question ici de faire une analyse complète de toutes les interprétations de l'automobile à travers la bande dessinée. En effet, notre moyen de transport favori fait partie de notre univers, comme tous les objets petits et grands qui nous entourent: des magnifiques châteaux ou humbles maisonnettes aux vêtements, en passant par une foultitude d'accessoires, telles que montres, bijoux, etc…, tout ceci forme le canevas des décors de bande dessinée.

Ces artistes-illustrateurs ont d'abord eu la mission d'éduquer les enfants pour lesquels la lecture n'est pas une science infuse. Le principal mérite de la bande dessinée étant bien entendu d'illustrer les propos!
Le sujet qui nous passionne a été abordé majoritairement dans les années cinquante, aucune coïncidence troublante: n'est-ce pas à cette époque que l'automobile s'est réellement installée dans le paysage via la démocratisation de ce moyen de transport?

Pour ceux qui ont vécu ces temps bénis où il ne faisait aucun doute que cette merveilleuse création humaine ne pouvait avoir qu'une belle éternité devant elle, il faut bien reconnaître qu'il était difficile de ne pas sombrer dans la passion: des voitures de grand luxe souvent ostentatoires aux petites populaires abordables, via les magnifiques pur-sangs de haute performance qui enrichissaient les magazines, que de rêves!

La créativité battait son plein, le paysage automobile était d'une grande variété. Voyager en ce temps-là, voulait dire se dépayser. La carte postale d'un vulgaire parking était évocatrice: aucun doute, vous étiez bien ici en Allemagne, là en Italie, en Grande Bretagne ou en France. Les "petits pays" sans constructeurs nationaux majeurs s'identifiaient tout aussi aisément: la Suisse auto-germanophile mariait les genres et saupoudrait son parc automobile des créations d'ailleurs, tout comme la Belgique, très caractéristique avec ses nombreuses américaines flamboyantes qui côtoyaient les européennes de tempérament. L'Espagne, avec Seat, une filiale de Fiat à l'époque, se remarquait particulièrement par le quasi-monopole de cette marque italo-ibérique.

La mondialisation et l'informatique étant passées par là, nul doute qu'il est beaucoup moins facile aujourd'hui de situer géographiquement le parking d'un centre d'achat!

C'est dans cet univers pro-automobile qu'œuvraient donc nos artistes d'alors. L'un des plus célèbres, Hergé et "son" Tintin ayant déjà été très largement honoré par de nombreuses publications, nous jetterons ici, notre dévolu sur les maîtres du magazine "jeune" concurrent de Tintin: Le journal de Spirou.
Aucun doute là-dessus, Franquin et Jidéhem, entre autres, étaient des mordus de la voiture. Toutes leurs histoires en bande dessinée laissent une grande part à l'automobile, complice de l'action des héros. D'autres indices nous en fournissent la preuve inéluctable: la chronique de Starter, consacrée essentiellement au sujet, accapare le jeune lecteur et le prépare ainsi à une addiction qui le poursuivra pendant de nombreuses années!

Des compte-rendus fidèles des modèles produits à l'imagination fertile, voire l'élucubration dans certains cas, ces maîtres nous en mettent plein la vue.

Nous vous proposons aujourd'hui, en images bien entendu, un résumé de ces grands moments de l'automobile!

Dans la ville d'Incogito City, Spirou et Fantasio, au volant de leur Turbotraction, croisent une Facel Vega et une Mercedes 300 SL, rien de moins!
©Editions Dupuis. "Les Pirates du Silence"

Nous voyons ici nos héros dans la circulation: Citroën ID 19, Renault Dauphine, Simca Chambord, Vespa 400, Fiat 500 et deux petits bouts de voitures américaines (Buick et Chevrolet 1958)! Aucun doute: nous sommes bien en Belgique!
©Editions Dupuis. "Vacances sans histoires"

... et beaucoup d'autres images dans votre magazine favori: l'Autosiaste

©VEA

 

 


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