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VISITE A LA CENTRALE DE BEAUHARNOIS
par Daniel Baragiotta
Me voici, par la grâce de Dieu ( je ne cite personne), devenu journaliste
à la pige pour la célèbre revue du VEA. C'est parti.
Notre visite donc, commence ce jour là par une météo splendide.
Nos Gentils Organisateurs ayant bien fait les choses.
Tout débute par le regroupement des voitures sur la rive sud, suivi
de la ballade bucolique qui doit mener au restaurant proche de la
centrale, par les petits chemins … détournés, grâce au sens de l'orientation
du guide.
Il y a quatre dissidents: mon pote Mino, moi-même et nos tendres
moitiés. Depuis notre île, c'est plus pratique de passer par Valleyfield.
C'est aussi ma première sortie du club avec Ma voiture ancienne,
anciennement Martin. Pleure pas Luc, tu t'en acheteras une autre
d'auto!
Une fois tous rendus, perdus inclus, nous passons à table. Chacun
en recherche une avec un parasol, ce qui nous écarte pas mal les
uns des autres au détriment de notre instinct grégaire.
C'est à ce moment là que j'ai décidé d'acheter une de ces géniales
tables de pique-nique pliantes. Il ne manque plus que le parasol.
Ce sera pour l'année prochaine. Richie Kodak en a profité pour poser
nos frimousses esbaubies en format régulier et en panoramique.
Quant à la centrale, sa visite a commencé par le centre d'interprétation
où des maquettes et les explications pertinentes de nos hôtes d'Hydro-Québec
nous ont placé le site dans le contexte. Nous nous sommes couvert
le chef (celui du "chef" aussi) d'un casque protecteur et nous voilà
prêts pour aller voir la centrale elle même.
Nous avons commencé la visite par le haut, sur la terrasse: Splendide
panorama sur les environs tout en plans d'eau. Les antennes paraboliques
sur le toit ce n'est pas pour regarder la TV. Elles font partie
du réseau de télécommunications privé d'Hydro. Comme çà, quand plus
rien ne marche, c'est leur alternative pour rester au courant, en
continu.
Dans la cage d'escalier, il y a un fil qui pend, pas électrique
celui-là. Il part du haut du bâtiment et descend jusqu'aux fondations.
C'est un fil à plomb inversé. Le point fixe est en bas, scellé dans
le roc. La partie libre est en haut. Elle flotte sur du mercure.
Ce dispositif simple, sert à contrôler la stabilité de l'édifice.
Oui, mais pourquoi inversé? Eh bien la réponse à cette question
m'est revenue sous forme de Lapalissade. Çà m'apprendra!
À mon humble avis, c'est une question d'accessibilité. C'est sans
doute plus facile d'aller vérifier des données sur un appareil au
sommet du batiment; plutôt qu'au fin fond des fondations. Peut-être
même qu'il y a des rats!
On a beau savoir à l'avance que la centrale est longue, la vue intérieure,
en enfilade, est impressionante.
Tout aussi impressionnante est la visite d'une turbine,à cause de
ses dimensions. Elle fait plusieurs étages, sans ascenceur. Sur
un des étages il y a une porte d'accès très étroite. Quand on l'ouvre,
on est pris dans un furieux courant d'air qui sort d'un petit couloir.
Il mène à une balustrade qui surplombe un rotor. Il ne tourne pas
si vite que cela, mais son grand diamètre fait, qu'à la périphérie,
ça défile assez vite merci. Avez-vous vu le diamètre de l'arbre?
Une chance qu'il n'y ait pas besoin de cardan.
Nous avons quitté cet intéressant site, digne du Guinness (s'il
avait existé), pour retourner à nos pénates. Le gros de la troupe
est retourné par où il était venu, moins le détour. Claude "le chef"
Guyot, en traction, et moi-même avons suivi la R4 rouge. Elle nous
a menés, par les chemins de campagne, chez un artisan éleveur italien
qui fait du fromage de chèvre: Du frais, du moyen et du fort. Il
y a aussi du lapin. Polenta e coniglio! hummm! (dixit Bara)
NDLR: en Italie, la vitesse du lapin (coniglio ) se mesure avec
des compteurs Veglia; et çà se prononce de la même manière ( lio
et lia ). Le "g" ne se prononce pas car il s'agit d'une vitesse
et non pas d'une accélération. Les plus actifs ont la radio et sont
mesurés au compteur Geiger…là, je laisse la prononciation à notre
éditeur. La polenta, elle, se fait avec de la semoule de maïs.
Il y a longtemps que je voulais visiter cette centrale, à portée
de la main. Il a fallu que ce soit le club et la 2cv qui m'y amènent.
Vive le club, la 2cv et les sorties.
©VEA
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