PROTÉGEONS NOS INTÉRÊTS
Le réveil de la F.Q.V.A. (Fédération
Québécoise des Voitures Anciennes)
par
Pierre-André Ouimet
Suite à différent
écrits et des informations encore sommaires recueillis depuis quelques
mois nous constatons que le gouvernement du Québec délibère
et consulte avec l'objectif de légiférer éventuellement pour
retirer de nos routes les "minounes" qui polluent trop. Ainsi, certains
élus ont émis l'opinion que les voitures de plus de 15 ans devraient
être bannies, sans discernement, ce qui risquerait de restreindre certains
sinon tous nos privilèges pour l'usage de nos voitures anciennes. D'autres
rumeurs courent à l'effet de l'imposition d'inspections mécanique
obligatoires, ce à quoi nous ne devrions pas nous objecter, mais qui là
encore nécessite une nuance ou même un traitement particulier pour
nos anciennes.
Quelles seront les nuances appliquées?
Les exceptions? Les tolérances? Les échéanciers? À
ce jour, nous ne le savons pas. Toutefois, alertés par ces rumeurs et ces
agissements, un groupe d'amateurs s'est réuni récemment et a décidé
de créer un groupe élargi pour faire des représentations
au moment opportun. Ils ont ainsi choisi de faire revivre la FQVA (Fédération
Québécoise des Voitures Anciennes) pour représenter nos intérêts
et faire valoir nos vues à qui de droit.
Plusieurs clubs
de voitures anciennes, dont le VAQ
(Voitures Anciennes du Québec), le VAG
(Voitures Anciennes de Granby), le Rendez-Vous
des Anglaises et le VEA évidemment, ont déjà donné
leur appui à cet organisme et nous verrons à rallier le plus grand
nombre de clubs pour donner du poids aux représentations que nous voudrons
éventuellement faire.
Au moment d'écrire ces
lignes, la FQVA demeure embryonnaire avec 3 volontaires pour la mettre en place
et faire une survol du topo global, avec le but évident de "monter
un dossier" pour protéger nos intérêts.
Nous
avons à ce jour nommé deux vice-présidents. Michel Gou, membre
du VEA, expert en automobiles, consultant auprès de la SAAQ et auprès
d'autres organismes, ingénieur chevronné et professeur associé
de Polytechnique. Nous pourrons aussi compter sur Yves Boulanger, amateur connu
et reconnu de belles italiennes- les autos s'entend- lui aussi ingénieur
et qui de par son travail quotidien dans l'univers du transport en commun, possède
aussi une solide connaissance du réseau législatif automobile québécois.
J'ai personnellement accepté de présider ce triumvirat. Finalement,
nous avons aussi reçu l'offre de collaboration d'Alain Raymond, collectionneur
de voitures anciennes et bien connu à titre de chroniqueur automobile.
Il a offert de mettre à contribution ses compétences et ses contacts
pour les relations avec les médias. Nous saurons aussi profiter de son
réseau auprès des autres clubs pour élargir la participation
à la FQVA au plus grand nombre de clubs possible.
Le
financement, qui sera modeste, a été amorcé avec l'engagement
des clubs de "la première rencontre" à verser 100$ chacun.
On verra à établir les besoins futurs et la volonté des membres
à y contribuer, ceci à l'échelle des clubs et non pas de
leurs membres individuels.
Nous nous engageons dans un univers
encore inconnu. La chose importante sera de voir à ce que les législateurs
ne "jettent pas le bébé avec l'eau du bain", c'est-à-dire
qu'ils reconnaissent de façon claire que la voiture ancienne, de plus de
25 ans à tout le moins, ce qui est leur référence actuelle,
occupe une position particulière dans le parc automobile de la société
québécoise et qu'il est bénéfique à tous que
sa pérennité soit appuyée par une législation qui
ne restreigne pas indûment sa présence sur nos routes et qu'il faut
donc reconnaître son statut et ses besoins particuliers.
Ce
à quoi la FQVA tentera de veiller.
Pierre-André
Ouimet
Président désigné de la FQVA.
©VEA