PETIT GLOSSAIRE AUTOMOBILE
par M. Caneau
Moteur - Boîte
de vitesse - Suspension - Freins
- Carrosserie - Confort
& Accessoires
L'histoire de l'Automobile est intéressante
à plus d'un titre, mais qu'est la voiture sans ses attributs
techniques? Voici un petit rappel, tout au long de cette histoire
passionnante, des composantes automobiles et la signification
de certains termes, abscons aux yeux de certains. Que les autres
nous pardonnent!
MOTEUR
Le plus courant est dit à combustion interne ou à
explosion, il s'agit d'un piston coulissant dans un cylindre alternativement
et qui par l'intermédiaire de la bielle entraîne
le vilebrequin, lequel fournit un mouvement rotatif. Son fonctionnement
repose sur la compression du mélange gazeux air-carburant
et l'explosion de celui-ci selon un cycle à deux temps
ou à quatre temps par l'intermédiaire de la bougie.
Le deux temps, plus simple, n'a pas de soupape, l'admission et
l'échappement étant contrôlés par des
lumières obstruées ou non par le piston. Les soupapes
du moteur à quatre temps sont entraînées par
un arbre à cames les ouvrant ou les fermant. Le moteur
"sans soupapes" eut son heure de gloire dans les années
20 et 30, le principe repose sur le remplacement des soupapes
par des chemises-tiroirs. Le moteur Diesel n'a pas de bougie,
il se base sur la compression du carburant injecté. Le
moteur à piston rotatif se passe du système bielle-vilebrequin
et des soupapes, élaboré par Félix Wankel,
mis en production par N.S.U.,
il intéressa Citroën
qui le commercialisa sous le nom de GS
Birotor après l'avoir "fait" testé
par ses clients avec le prototype M35. Seul Mazda produit encore
une voiture équipée de cette motorisation.
Cylindrée: il s'agit du volume déplacé
par chaque piston dans le cylindre. Ce volume est déterminé
par la longueur de la course, soit le déplacement proprement
dit, et par l'alésage, soit le diamètre du cylindre.
Le nombre de cylindres, multiplié par ce résultat,
donne la cylindrée totale du moteur, exprimée en
métrique en centimètres cube (cm3) ou en en litre
(l.), sachant qu'un litre vaut 1000 cm3.
Exemple: un 4 cylindres ayant une course de 66
mm et un alésage de 82 mm (un moteur dit "super carré")
a une cylindrée de 1400 cm3 (1,4 litre), selon la formule
suivante: rayon (41mm) x rayon (41mm) x 3.14 (Pi) x 66mm = 1.394.189
mm3 = 1394 cm3. Les 6 cm3 restant anecdotiques, on arrondit à
1400 cm3.
Alésage: l'alésage est tout
simplement le diamètre du cylindre dans lequel coulisse
le piston.
Course: la course est la distance parcourue
par le piston dans un cylindre. Un moteur à longue course
est un moteur dont la course est plus grande que l'alésage.
À l'inverse, une course plus courte que le diamètre
du piston donne un moteur super carré.
Puissance: exprimée à tort
sous l'abréviation de CV, pour cheval-vapeur, mais surtout,
cheval fiscal, ce dernier étant fixé par l'administration
de chaque pays, il diffère, ainsi la Citroën
Traction 6 cylindres de 2867 cm3 et 77chevaux, couramment appelée
15/6 avait une puissance fiscale de 15 CV en France, mais devenait
une 16 CV en Grande-Bretagne, même si le cheval-vapeur s'abrège
ici en HP (Horse Power). Cette malheureuse tradition de taxation
fiscale demeure encore dans de nombreux pays européens,
mais nous n'avons ici rien à leur envier!
On privilégiera aujourd'hui chevaux tout court ou ch..
Bien que ce terme peu précis (selon des normes telles S.A.E.
ou D.I.N., entre autres) laisse place à plusieurs interprétations,
alors que la norme semble s'orienter vers KW (kilowatt). Mais
là encore, où la puissance est-elle constatée:
aux roues, à la sortie de la boîte, à la sortie
du vilebrequin? Le moteur est-il pourvu de tous ses accessoires,
filtre à air, alternateur, pompe de servo-direction,
(quand on sait qu'un système de climatisation moderne consomme
au bas mot 5 ch.)? De plus, selon un même moteur de série,
les variations sont étonnamment importantes, un constructeur
aura donc tendance à relever les meilleures performances
de l'un de ses produits. On le voit, cette puissance ne donne
qu'une idée relative, alors que la notion de couple se
révèle beaucoup plus intéressante. D'une
manière générale, les voitures dites puissantes,
et dont le régime moteur est très élevé,
seront plus adaptées aujourd'hui aux circuits qu'à
une conduite coulée dans la vie routière quotidienne.
Couple: Le couple désigne l'effort
en rotation appliqué à un axe, et nommé ainsi
en raison de la façon caractéristique dont on obtient
ce type d'action: un bras qui tire, un bras qui pousse, les deux
forces étant égales et opposées.
L'agrément d'un moteur thermique est sans aucun doute le
couple, plutôt que la puissance, et plus celui-ci est disponible
dès les bas régimes, plus son intérêt
sera grand. Il y a peu de surprise quant à l'obtention
de ce couple: plus la cylindrée et le nombre de cylindres
seront grands, plus le couple s'obtiendra aux bas régimes,
tout comme avec les moteurs à longue course qui ont pratiquement
disparus. Le développement du moteur classique aura permis
à certains artifices techniques de se substituer à
cet axiome, il en est ainsi du compresseur (alimenté directement
par le moteur), du turbocompresseur (alimenté par les gaz
d'échappement), ainsi que du réglage variable des
soupapes, qui est devenu aujourd'hui presque commun. D'autres
technologies poursuivent le même but, comme ce futur moteur
Saab qui permet d'allonger la course des pistons. Ces techniques
permettent de substituer une petite cylindrée à
une plus grande pour obtenir des performances équivalentes.
Il va de soi que le soin apporté à ces mécaniques
varie selon l'expérience et le savoir-faire de chacun des
constructeurs.
Soupapes: les soupapes permettent de réguler
un moteur à quatre temps selon un réglage précis.
Schématiquement, pour un cylindre, l'une est dite d'admission,
permettant l'entrée du mélange air essence, l'autre
dite d'échappement, permet l'évacuation des gaz
brûlés. Au fil des années, leur disposition
a changé: les moteurs à soupapes latérales,
commandées directement par l'arbre à cames, tout
aussi latéral, à l'exception des moteurs en V où
il est central, ont cédé la place aux moteurs à
soupapes en tête d'un meilleur rendement, elles sont alors
commandées via des tiges et des culbuteurs, ou par un ou
des arbres à cames placés sur la ou les culasses,
d'où le nom d'arbre à cames en tête s'il est
simple, ou double arbres à cames en tête. Toujours
dans le but d'améliorer le rendement, les soupapes ont
vu leur nombre doubler, de 2 à 4 par cylindre. Cette technologie
quasi-généralisée aujourd'hui ne date pas
d'hier et était déjà installée sur
certaines voitures de course dès les années 1920,
telles les Peugeot,
et les "double arbres" Alfa
Romeo, Ferrari, Jaguar,
Maserati, etc
participèrent à la légende de ces marques.
Allumage: nécessaire à la combustion
du mélange air essence. La bougie doit fournir une étincelle
afin d'y parvenir, à cette fin le courant doit être
à haute tension, c'est le rôle de la bobine. Cette
étincelle doit être produite en un temps donné
dépendant du cycle du moteur, un rupteur permet cette répartition.
Après la disparition de la magnéto à basse
ou haute tension, qui avait la principale faiblesse de ne pas
donner beaucoup d'énergie, notamment au démarrage,
vînt l'allumage dit classique à batterie qui fut
modifié au fil du siècle dernier, jusqu'à
l'adoption de la distribution électronique sans rupteurs
et plus récemment par la gestion intégralement électronique
avec bobine indépendante pour chacun des cylindres.
Alimentation d'essence: le carburateur est
essentiellement destiné à produire un mélange
air essence idéal afin de procurer le meilleur rendement.
Tout ou presque a été inventé à ce
sujet. Notons simplement les carburateurs verticaux, plus adaptés
aux voitures courantes et les horizontaux destinés aux
moteurs plus performants. Ils peuvent être à simple,
à double, voire à quadruple corps (verticaux). Ces
"corps" fournissant le mélange nécessaire
en fonction du nombre de cylindres. Cette technologie est aujourd'hui
pratiquement obsolète, la gestion électronique intégrale
est désormais la norme, permettant un bien meilleur rendement,
du moins, tant que l'ensemble électronique fonctionne!
Lubrification: les nombreuses pièces
en mouvement nécessitent une lubrification sous pression
par la pompe à huile, laquelle distribue l'huile vers toutes
les parties mobiles: vilebrequin et paliers, bielles, arbre à
cames, ... Dans le cas d'un moteur deux-temps, la lubrification
est assurée par un mélange d'essence et d'huile.
Refroidissement: les explosions, les frottements
fournissent de la chaleur. Le refroidissement à air se
contente de ventiler le moteur doté d'ailettes, même
Porsche, l'un des
derniers à l'utiliser, l'a abandonné. Le refroidissement
liquide est généralisé, la pompe à
eau fait circuler le liquide du moteur au radiateur qui le refroidit,
un thermostat gère la température. Ce liquide sert
également au chauffage via un radiateur dédié.
BOÎTE DE VITESSES
retour
La boîte de vitesses n'est la que pour pallier les déficiences
du moteur à explosion. Sa plage de performances étant
réduite, il est nécessaire de prévoir un
rapport court pour pallier à son manque de couple à
bas régime (démarrage) et des rapports plus longs
pour permettre des performances plus élevées lorsqu'il
fonctionne dans la plage de régime idéal. Il en
résulte également une plus grande économie
et un meilleur confort auditif. Plus le nombre de rapports est
élevé, meilleur sera le confort mécanique,
avec comme corollaire, l'inconfort des incessants changements
de vitesses! Les voitures se sont longtemps contentées
de boîte à trois ou quatre vitesses (ou deux comme
la Bugatti Royale
et son énorme moteur de 12,7 litres). De plus le maniement
de ces boîtes manuelles n'était pas des plus aisé
avec les double débrayage imposé par leur conception,
on commença donc par "synchroniser" les engrenages,
mais il restait l'embrayage qui devînt automatique. Parallèlement,
on inventa la commande de boîte électrique (Cotal)
et pré-sélective (Wilson),
d'où l'idée des boîtes automatiques. Nées
à la fin des années trente aux États-Unis,
celles-ci ne tardent pas à s'imposer. D'abord semi-automatiques,
un convertisseur de couple est associé à une boîte
conventionnelle afin de remplacer l'embrayage, elles deviennent
ensuite complètement automatiques avec quelques handicaps:
il est nécessaire quelquefois de forcer un rapport plus
court en écrasant l'accélérateur (kick down),
ou de rétrograder manuellement pour épargner les
freins par exemple. Les progrès en électronique
permettent de les rendre "intelligentes" aujourd'hui.
Ces boîtes automatiques avaient un gros problème:
lourdes et gourmandes en énergie, elles ne pouvaient accommoder
les petites voitures, D.A.F.
résolut le problème en 1958 avec son système
Variomatic, qui permettait un nombre infini de rapports. Ce genre
de transmission amélioré est présent aujourd'hui
sur la plupart des vélomoteurs et engins de loisirs ainsi
que de quelques voitures légères.
Renault fit aussi
des tentatives pour automatiser les changements de vitesse, d'abord
avec l'embrayage automatique "Ferlec" en 1955 sur la
4 CV, puis avec une boîte automatique à commande
électrique, similaire dans son principe à la boîte
"Cotal", mais plus légère
et moderne. Sans grand succès dans les deux cas.
Il n'en demeure pas moins que la boîte manuelle a encore
de beaux jours devant elle, pour le plus grand plaisir des irréductibles
du changement de vitesses!
SUSPENSION retour
Le premier progrès en la matière fut de rendre les
roues indépendantes les unes des autres. Si les roues motrices
arrière furent longtemps solidaires, les roues avant devinrent
très tôt une priorité, même si les années
trente voyaient encore cette technique bien présente, et
non chez les moindres constructeurs, à l'instar de Bugatti.
Les roues avant motrices furent souvent indépendantes,
l'exception étant les 4X4 purs et durs, et aujourd'hui
encore, certaines traction sont dotées de roues arrière
à essieu rigide ou semi-rigide, l'économie en étant
le point d'orgue.
S'imposèrent très tôt également les
amortisseurs qui évitaient les rebonds des ressorts. Ceux-ci
d'abord à lames dans le plus pur style calèche,
cédèrent le pas aux barres de torsion et aux ressorts
hélicoïdaux, en passant par les ressorts en caoutchouc,
pour en arriver à l'extraordinaire hydropneumatique de
Citroën, toujours
d'actualité, même si les suspensions modernes, mécaniques
ou pneumatiques font aujourd'hui presque aussi bien.
Les styles de suspension utilisés en automobile sont trop
nombreux pour qu'ils soient énumérés ici.
Une exception cependant: la volonté de Citroën
de créer une voiture réellement économique
se concrétisa avec la 2 CV. Celle-ci faisait l'économie
de deux ressorts et de quatre amortisseurs! Les deux ressorts
étaient centraux et reliaient chacun une roue avant et
une roue arrière et les amortisseurs remplacés par
des "batteurs", contrepoids à ressort évitant
le rebond des roues. Le tout pour un confort et une tenue de route
légendaires, du moins à l'époque et compte
tenu des performances modestes de l'engin!
FREINS retour
Là comme ailleurs, la technique des voitures sans chevaux
s'applique dès l'aube de l'ère automobile: des "sabots"
freinent les seules roues arrière. Les premiers accidents
dus à cette technique conduisirent bientôt les constructeurs
à munir les voitures de freins à l'avant. Le transfert
de poids en cas de freinage se reportant sur l'avant, l'efficacité
des freins avant n'a pas besoin d'être démontrée!
Les tambours de freins furent longtemps de mise, à mâchoires
externes d'abord, puis internes, ils furent progressivement remplacés
à partir des années cinquante par les freins à
disques plus efficaces en terme de performance. Néanmoins,
encore aujourd'hui, ils équipent à l'arrière
de nombreuses voitures.
Le système ABS ou anti-blocage est aujourd'hui quasi généralisé.
Rappelons que la première voiture à en être
équipée fut la très confidentielle Jensen
FF en 1967.
CARROSSERIE retour
Large domaine que celui-ci, tant la technique que la mode l'influencent.
La technique d'abord: des calèches en bois du début,
la carrosserie évolue vers une structure en bois recouverte
de tôle clouée sur celle-ci (toujours d'actualité
sur certaines Morgan).
Les années trente verront apparaître les "tout
acier", carrosserie en acier boulonnée sur le châssis
et les premières monocoques, technique toujours utilisée
avec quelques aménagements, tels les sous châssis
équipés des ensembles mécaniques et boulonnés
sur la caisse monocoque (ou autoporteuse).
La mode enfin: au tout début, il n'est même pas question
de penser à l'intérêt d'éblouir ses
contemporains, l'objet en tant que tel, suffisamment rare, convenait
parfaitement. Bien vite, il apparut nécessaire de se démarquer,
et si le style évoluait, en fait une décennie était
nécessaire pour noter une évolution notoire. Ceci
n'a guère changé jusqu'à nos jours.
Les années 1900-1910 voient les carrosseries s'agrandirent
et les éléments de confort s'installer: pare-brise
et capote y pourvoient, le style reste néanmoins simpliste.
Les nantis de l'époque, car il fallait l'être, ne
pouvaient s'imposer que par la puissance de leur machine symbolisée
par leur taille. Les années 10 voient le commencement d'une
certaine démocratisation et l'apparition de la fabrication
en série. La 1ère guerre mondiale mettra un frein
au développement, et il faudra attendre les années
vingt pour constater une certaine évolution. Certes, les
boîtes carrées sont toujours à l'honneur,
mais le marché se démocratisant de plus en plus,
la variété de l'offre augmente, même si pour
se distinguer esthétiquement seule la calandre, qui était
encore le radiateur, distingue une marque d'une autre. Les années
trente seront nettement plus intéressantes, les lignes
s'affinent et s'allongent, et on verra apparaître les premières
"aérodynamiques". Là encore, la 2ème
guerre mondiale arrêtera ces créations et la reprise
n'aura finalement lieu qu'à la fin 40 et début 50,
décennie sans doute la plus prolifique sur le chapitre
esthétique par la diversité et ce besoin de faire
vraiment différent. C'est la naissance de la ligne "ponton",
où ailes et marchepieds sont intégrés, des
pare-brise bombés voire panoramiques, des lignes fluides
et de l'originalité à tout prix. C'est aussi, et
malheureusement, la disparition des maîtres carrossiers,
artisans de la Haute Couture automobile, la généralisation
des voitures monocoques, qui ne permettent pas aussi facilement
la modification des carrosseries, mettra fin à une époque.
Les années 60 tenteront de poursuivre cette créativité
avec un succès mitigé jusqu'au désastre esthétique
des années 70, où les crises pétrolières
commencent à mettre à mal l'industrie. Les tentatives
de reprises des années 80 n'apporteront pas grand chose
de nouveau, même si, ici ou là, quelques créations
méritent l'attention. Les décennies 90 et 2000 sont
les vôtres, cher lecteur, à vous donc de juger!
CONFORT ET ACCESSOIRES retour
Étant la partie la plus visible et sensible d'une voiture,
le confort n'a guère besoin d'être décrit,
si ce n'est qu'un petit rappel historique s'impose.
Les puissances modestes des moteurs ne convenaient qu'à
des voitures légères, il n'était donc pas
question de les doter de carrosseries. Au fur et à mesure
que se développaient ces mécaniques, il devînt
bientôt évident que la pelisse ne devait être
indispensable qu'en hiver, car si les premières "conduites
intérieures" apparurent relativement tôt, il
n'en fut pas de même pour le chauffage qui n'apparut dans
sa forme moderne que dans les années trente. Le dégivrage
suivra encore un peu plus tard. Il paraît étonnant
aujourd'hui que personne n'y ait pensé auparavant, mais
n'est-ce pas là le propre de l'inventeur?
Les indispensables essuie-glaces apparaîtront aussi assez
tard. Les phares resteront une option pour ceux qui voyagent de
nuit, ces lampes à acétylène demandaient
quelques manipulations avant que l'on utilise l'énergie
disponible à bord en les électrifiant. Le démarreur
électrique n'apparût qu'en 1911 (Cadillac), combien
de bras cassés ont jalonné ces débuts de
l'automobile?
Les clignotants ne seront rendus obligatoires que dans les années
cinquante, leurs précurseurs les fameuses "flèches"
refusant de se lever dès qu'une (modeste) vitesse était
atteinte! Il est vrai qu'aujourd'hui nombre de conducteurs semblent
encore considérer ceux-ci comme une option, mais ceci est
une autre histoire!
L'impasse sera faite sur la panoplie d'objets d'un intérêt
limité du simple point de vue automobile: la radio, le
désormais haï allume-cigares relégué
au rang de prise pour téléphone portable et autres
inutilités modernes et son inséparable cendrier
transformé en porte gobelet.
Tout ce dont est dotée une voiture moderne, même
modeste, est du aux incessants progrès, tant mécaniques
qu'électroniques. Il aurait été impensable
de doter une Renault Dauphine
de vitres électriques en 1956, sa batterie de 6 volts peinait
déjà à entraîner les essuie-glaces
avec les phares allumés, quant au poids des moteurs nécessaires
à cet exercice
Ils n'auraient de toute façon
pas trouvé de place dans les modestes portières.
Quand vous vous installez dans le confort de votre
voiture moderne, n'oubliez pas vos prédécesseurs
qui ont "souffert" pour vous permettre d'en jouir aujourd'hui.
©VEA 2009