LE CLUB DES ITALIENNES
Un peu d'histoire
Tel qu'annoncé dans le dernier Autosiaste, le club de l'auto
italienne du Québec se joint au VEA. Voici en résumé
l'historique de ce club dont les membres vont bientôt envahir
(!!!) les activités du VEA.
En 1973, un mécano d'origine sicilienne, Salvatore Montana,
fonde à St-Jean d'Iberville le " Garage Salvatore ",
membre de l'imposant réseau de concessionnaires Alfa Romeo.
Le patron, formé à l'usine de Milan puis chez Ecurie
Francorchamps en Belgique, transmettait à sa clientèle
son enthousiasme pour la marque au Quadrifoglio qui n'avait d'égal
que la modestie de l'établissement - un hangar attenant à
la boulangerie locale. Rapidement, une amicale se composa et organisa
quelques sorties.
A peu près à la même époque, quelques
Alfistes Torontois se rencontrent et fondent le " Alfa Romeo
Club of Canada ". L'organisme établit rapidement des
liens avec des groupes similaires dans d'autres régions du
pays, y compris le groupe du Garage Salvatore qui donna naissance
au chapitre Québécois vers 1978. Les autres chapitres
sont situés à Ottawa, Edmonton, Calgary et Vancouver.
Cette période fut l'âge d'or de l'auto italienne au
Canada : les Alfa et les Fiat sport étaient relativement
abondantes et les ressources nécessaires à leur entretien
n'étaient pas difficiles à trouver.
Le chapitre québécois du club Alfa Romeo est très
actif; il compte rapidement une trentaine de membres et ses activités
voient des taux de participation atteignant 50%. En 1980, le chapitre
se paie même le luxe d'être l'hôte de la convention
nationale du club et de recevoir de nombreux alfistes canadiens
et américains.
En 1982, votre humble serviteur devient représentant régional
du club canadien, tâche qu'il occupe toujours d'ailleurs.
Au fil des ans, l'intérêt pour les activités
du club s'émousse; on peut y voir d'une part un phénomène
lié au vieillissement des propriétaires d'Alfa, et
d'autre part à celui de leurs voitures! En effet, Alfa est
mal diffusé au Canada depuis plusieurs années et les
jeunes n'ont plus le budget pour acquérir une Alfa d'occasion
en bon état; on commence à parler restauration. Notre
membre typique est maintenant une personne mature de 30-40 ans avec
des obligations professionnelles et familiales incompatibles avec
une implication dans un club d'autos sport.
L'usure se fait sentir, et faute de collaboration je laisse le
chapitre québécois tomber en veilleuse vers 1987,
pour mieux le relancer en 1992 sous le titre de " Club Alfa
Québec ". On retrouve plusieurs visages connus et la
fougue des belles années. Mais la collaboration est toujours
rare et les obligations familiales me rattrapent; une première
approche pour s'intégrer au VEA est amorcée, mais
nos Alfas ne sont pas encore à proprement parler des voitures
anciennes. En 1993, le " club Alfa Québec " fusionne
avec un club Fiat fondé l'année précédente
par Daniel Forest.
Les propriétaires de Fiat, plus jeunes que ceux d'Alfa
tout comme leurs voitures, ont la fougue de leur âge. La fusion
est un succès; l'énergie des uns se complète
de l'expérience des autres. Bientôt, tout ce monde
se mêle aux activités et on voit même des membres
Fiat acheter une Alfa
et vice versa. La synergie est complète.
Le Club de l'auto italienne est né . Son membership se maintiendra
à 70-80 membres pendant toute son existence, répartis
à peu près 50-50 entre membres Fiat et Alfa, avec
quelques Lancia, et une ou deux exotiques
dont un membre désabusé
du Club Ferrari.
Aujourd'hui, l'âge moyen de nos autos est de 23 ans, tant
du côté Fiat qu'Alfa. Au fil des ans, les mêmes
phénomènes de vieillissement qui ont affaibli notre
fonctionnement du côté Alfa se sont reproduits avec
les membres Fiat.
Lorsqu'on fonde un club, on ne peut jamais vraiment s'en dissocier
c'est ce que Daniel Forest et moi-même avons éprouvé
ces dernières années. C'est dans cet esprit que je
découvris l'invitation adressée par Gaétan
Ruel aux clubs tels que le nôtre au début de 2000.
Après avoir assisté à plusieurs sorties du
VEA l'an dernier, je suis convaincu de la synergie entre nos groupes.
La sortie à l'Angelaine fut pour moi révélatrice
: on y trouvait des membres du VEA en Fiat ou en Alfa, un membre
de l'auto italienne en DS, bref on ne savait plus très bien
qui venait d'où. CQFD : on parle le même langage.
Les membres du club de l'auto italienne semblent partager mon point
de vue : en date d'aujourd'hui, avec encore un mois avant l'échéance,
plus de la moitié ont confirmé leur inscription au
VEA.
Donc, nous voici
et merci de votre accueil!
Yves Boulanger
©VEA
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