par Daniel
Baragiotta
Mariage pluvieux, mariage heureux dit l'adage.
Mais ce jour là, pas un nuage à l'horizon. Le ciel
était aussi bleu qu'on est en droit de s'y attendre, dans
le sud de la France, à Montpellier. Ce qui n'était
pas le cas ni la veille, ni le lendemain. C'eut été
dommage pour l'hôtel nommé Patio del sol
éééé.
Il n'a pas fait que pleuvoir, c'était le
déluge. Nicole et Patrick sont arrivés avec la TF
bardée de serviettes pour colmater les brèches.
Ce qui n'a pas empêché l'anglaise d'embarquer de
l'eau comme un Canadair.
Et l'adage? Et bien par chance, les mariés n'étaient
pas des "tout jeunes" mais des "plus vieux".
Ouf! ils l'ont échappé belle, leur bonheur est assuré.
Suivant la tradition, le mariage se passe dans la
localité de la fiancée. Comme il faut bien que tout
le monde fête, il y aura un bis chez le futur marié,
parmi les Bleuets.
Bien des Québécois se sont déplacés
et ils ont pût revoir des "ex" par la même
occasion. En effet, le VEA-Provence et le VEA-Limousin étaient
là au complet.
Pour la Provence, avec Pitipat du Muis et Nicole, il y avait le
père du VEA, le Grand-Gilles et Lorraine, en Dietrich ,
euh
non, en 605, son Healey ayant refusé de rouler
par ce britannique de temps.
Le Limousin était là au complet avec Dominique,
alias Mino, ou Minus-à-Benz au volant de sa limousine Charleston
noir et bourgogne et Roméo sans Alfa.
André Renaud est venu avec sa
Citroën. Une
petite camionnette chargée de pièces. Car, où
pensez-vous que Michel est allé, à part de son mariage?
Bravo, oui, acheter des pièces de 2CV. Ne riez pas, vous
serez bien contents de les avoir un jour ou l'autre!
La ''French Collection'', comme ont dit en langue d'Oc, était
présente en les personnes de Marc Moret-Bailly et sa petite
famille.
Quelle limousine faut-il selon vous pour marier
un Michel Larouche? Encore bravo, une 2CV
ou plusieurs.
Et bien le cortège est parti de l'hôtel pour la mairie,
avec les amoureux confortablement installés dans une belle
2CV grise parée d'un grand drapeau québécois,
conduite par son aimable chauffeur propriétaire, Jean-Luc
Charton.
La mairie est un bâtiment historique du 12ème
siècle qui vaut le détour, fiancé, marié
ou célibataire : voûtes et murs de pierre à
vous faire regretter vos 2x4 en épinette.
Le marié s'amène dans un beau costume taillé
chez Je-ne-bricole-pas-de-2CV-aujourd'hui-OK et la mariée
dans une belle robe écru, faite maison. Maison, genre vieilles
pierres.
Les photographes et cinéastes amateurs placés, tout
le monde est prêt pour le moment fatidique.
-Voulez-vous prendre pour époux le bleuet bionique?
- voui.
Un tout petit "oui'" tout coincé, comme nos gorges.
Tout le monde écrase sa petite larme d'émotion.
-Voulez-vous prendre pour épouse la belle Danielle, avec
2 l, comme dans
Bellanger ?
-Tu le dis toé, mets-en!
Bisous.
Passage des bagues. Pas des bagues bêtement achetées
chez le bijoutier. Des bagues faites-main, par le marié,
dans du titane et de l'amour massif. Elles sortent de deux petits
bijoux d'écrins jumeaux en cuir rouge, signés Érica.
Séance de photos dans le splendide parc attenant,
puis retour au Patio pour des libations bien arrosées;
car les chambres sont au-dessus de la salle à manger. Notez
que Patrick aurait préféré la sale à
manger dans la chambre. En tous cas, c'est bien pratique de ne
pas avoir à chauffer quand on est chaud.
Les chambres sont toutes agencées et décorées
différemment, de façon aussi créative qu'exotique.
Certaines ont même des accessoires. Je ne suis pas sûr
de bien voir sur la photo, et vous? Patrick prétend que
c'est le sien.
Je vais demander à Nicole et je vous tiendrai au courant.
Les jeunes ont bu comme des trous pendant toute
la soirée et toute leur nuit blanche. A l'aube, chacun
devait parler son dialecte et tous devaient se comprendre.
Le lendemain, chacun est parti à son rythme.
Nous autres, les Bara, sur Paris. Les VEA dans leurs fiefs. Les
familles et amis, réunis pour l'occasion, ont eu la séparation
difficile.
Ce fut beau, pas triste et même utile. VIVE
les mariés!!!
©VEA