TOURNÉE DES MILLE-ÎLES
11
et 12 septembre 2010
par Stéphane Palumbo
La
première fois que j'ai entendu parler de cette activité par Bernard
Bellavance au cours d'un des repas mensuels du club, je me suis dit que le trajet
serait court puisque je croyais que l'on parlait du parc des Mille Îles,
à Laval et je réside justement à Laval. Ensuite je me suis
dit qu'il était bizarre de n'avoir jamais entendu parler d'un musée
de bateaux anciens à quelques kilomètres de mon domicile. Finalement,
j'ai compris ce qui semblait clair pout tout le monde à part moi, il s'agissait
de la région de Clayton et Alexandria Bay, aux États-Unis. Première
gaffe !
Le jour du départ, samedi 11 septembre, le rendez-vous
était fixé dans le stationnement d'un magasin Canadian Tire, celui
de Kirkland. J'étais à l'heure mais bizarrement seul au rendez-vous.
Les membres du VEA ne sont pas toujours les plus ponctuels mais je trouvais tout
de même curieux d'être le seul ce jour-là. Un appel téléphonique
à Richard Boudrias confirmait finalement mes craintes, je n'étais
pas devant le bon magasin Canadian Tire. Deuxième gaffe !
Finalement,
tout le monde se regroupe devant le Canadian Tire en question. Nous sommes une
douzaine d'équipages, si mes souvenirs sont bons. Lors du briefing, Bernard
précise haut et fort qu'il va falloir respecter la désormais célèbre
" règle du rétroviseur " durant notre trajet en convoi
: chaque voiture doit surveiller son rétroviseur " toutes les 17 secondes
" (on ne peut pas reprocher ici un manque de précision) et ralentir,
voire s'arrêter, si le suivant n'apparaît plus dans le dit rétroviseur.
Le convoi emprunte une portion d'autoroute jusqu'à la région de
Morrisburg, où Mike Aubé vient à notre rencontre pour prendre
un café. Ensuite le trajet nous fait longer le Saint Laurent et conduit
à la séparation du convoi en deux groupes distincts. Mon prédécesseur
dans le convoi n'a manifestement pas été suffisamment attentif durant
le briefing et n'a pas jugé utile de ralentir pour attendre le reste du
groupe. Du fait je me retrouve en tête du " groupe de queue "
et lorsque je vois plus loin l'indication d'un des passages de frontière,
je m'arrête pour demander confirmation que c'est bien la direction à
prendre. Le signe approbateur de l'équipage derrière mois me donne
la confirmation attendue. Troisième et, heureusement, dernière gaffe
!
Nous passons la frontière mais il se trouve que ce
n'est pas à l'endroit prévu, endroit vers lequel se dirige le "
groupe de tête ". On se croirait presque à la croisière
jaune Citroën, avec le groupe Pamir et le groupe Chine qui tentent de se
rejoindre tant bien que mal. Nous nous sommes finalement rejoints, à la
destination finale, le musée de bateaux anciens de Clayton. La discussion
sur les règles du trajet en convoi va bon train lorsque le pique-nique
réservé à l'avance nous est servi, sur le superbe site du
musée, autour des bateaux et au bord de l'eau. Une fois nos ventres bien
remplis, deux bateaux en bois, répliques de bateaux de sport des années
30, viennent s'arrimer devant nous pour nous proposer une petite ballade sur le
Saint Laurent, autour de quelques-unes des fameuses mille îles. Les bateaux
effectuent plusieurs rotations pour embarquer tous les volontaires. En attendant
son tour ou au contraire après la ballade en bateau, la visite de l'impressionnant
musée s'impose.
En fin d'après-midi, nous nous
rendons à notre hôtel, à Alexandria Bay. Sur place, le club
nous offre un apéritif, convivial comme toujours, puis nous nous rejoignons
pour le diner. Plusieurs ont été quelque peu déçus,
soit par la qualité du service, soit par la qualité du repas, soit
par les deux ! Pour moi, l'important est d'avoir du plaisir à être
ensemble, le reste importe peu. La soirée se termine et on se donne rendez-vous
pour le déjeuner du lendemain.
La journée du
dimanche est principalement consacrée à la visite du " Boldt
Castle ". Triste histoire que celle de ce château, qui devait être
le cadeau de George Boldt à son épouse Louise. La construction débuta
en 1900 sur une île dont il est la seule construction mais malheureusement
Louise décéda en 1904 avant que le château ne soit terminé.
George fit immédiatement cesser les travaux et laissa le site à
l'abandon sans jamais y remettre les pieds. Racheté en 1977 par une association
locale, le château a été sauvé puis partiellement restauré
et il est maintenant ouvert au public. Certaines pièces sont restaurées
et magnifiques tandis que d'autres montrent encore les graffitis et autres détériorations
que certains idiots leur ont fait subir pendant que le château était
à l'abandon.
Après la visite du " Boldt
Castle ", nous nous dirigeons vers le " Boldt Yacht House ". C'est
un abri à bateaux à l'échelle du château, magnifique
bâtiment en bois pouvant abriter plusieurs bateaux, y compris des voiliers
grâce à sa hauteur importante.
Le trajet vers
chacune de ces curiosités architecturales se fait en bateau, un remarquable
service de navettes étant à la disposition des visiteurs tout au
long de la journée.
Certains devancent le départ,
du coup nous nous retrouvons une douzaine de personnes dans un restaurant d'Alexandria
Bay en début d'après-midi avant d'entamer notre trajet de retour.
Je découvre alors le trajet que nous aurions dû suivre la veille,
si le groupe était resté soudé. Ce n'est finalement pas si
mal d'avoir pris un autre chemin samedi, cela permet d'en découvrir un
deuxième dimanche, avec un paysage plus agréable encore.
Un
très grand merci à Richard et Bernard pour cette excellente fin
de semaine. En tant que participant nous n'imaginons souvent pas les efforts nécessaires
à l'organisation d'une activité comme celle-ci, j'espère
donc simplement que cet article témoignera du plaisir que j'ai eu à
y participer.
Il ne reste plus qu'à trouver un château
à visiter au milieu des mille îles de Laval
l'année
prochaine.
©VEA