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Au salon de Paris en 1936, la doyenne des
marques françaises fait sa révolution: Panhard
présente la Dynamic, un modèle insolite qui
ne ressemble à aucun autre et qui apporte de nombreuses
solutions inédites, tant pour sa carrosserie que
pour sa mécanique.
La mode, à cette époque, est à l'aérodynamisme,
mis en avant par la Chrysler Airflow dès 1934 et
celle-ci sera copiée, sur le plan du style tout au
moins, par la Peugeot
402 présentée au salon de Paris en 1935. Panhard
va encore plus loin. Dessinée par le styliste Louis
Bionier qui a dessiné toutes les Panhard depuis la
fin des années vingt, la carrosserie est tout en
rondeurs, les ailes enveloppantes couvrent les quatre roues,
le pavillon galbé reprend les petites vitres qui
prolongent le pare-brise de chaque côté pour
améliorer la vision latérale. Les phares,
pour leur part, sont intégrés dans les ailes
et reprennent le motif de la calandre majestueuse. Cette
carrosserie, sur le plan technique, représente une
autre révolution, c'est la première fois qu'une
voiture de luxe utilise une caisse monocoque, ce qui était
plutôt réservé aux voitures de grande
série, telles que la Traction Citroën.
Mécaniquement, cette luxueuse Panhard utilise toujours
le moteur sans soupapes (licence Knight) que la marque utilise
depuis 26 ans et auquel elle n'a cessé d'apporter
des améliorations. Ce moteur six cylindres est disponible
en deux cylindrées (2 516 cm3 et 2861 cm3). Les freins
sont hydrauliques avec deux maîtres-cylindres, et
donc deux circuits indépendants. La suspension utilise
à l'avant des bras transversaux en forme d'Y, ceux
du haut s'articulent sur le moteur et ceux du bas sont solidaires
de longues barres de torsion longitudinales. À l'arrière,
le pont rigide est suspendu via des bras longitudinaux reliés
à des barres de torsion transversales et une barre
stabilisatrice assure le guidage latéral (brevet
Panhard).
La direction est, pour sa part, ce qui étonnera le
plus les visiteurs du salon 1936, la partie la plus visible
en étant évidemment le volant central. Relié
à un boîtier placé à l'arrière
du moteur, il commande les roues par des barres séparées,
ce qui supprime la barre d'accouplement et limite le phénomène
de flottement des roues, caractéristique des voitures
ayant une direction douce.
Pour la petite histoire, Panhard vantait ce volant central
en annonçant ses qualités: suppression des
angles morts, amélioration de la répartition
des charges, le conducteur étant assis au centre.
La cerise sur le gâteau? À cette époque,
les voitures de luxe avaient toutes une conduite à
droite "à l'anglaise" alors que le bon
sens aurait voulu que cette conduite soit plutôt à
gauche, puisque le "standard mondial" favorisait
la circulation à droite. Les partisans de l'une ou
de l'autre de ces solutions devaient donc être satisfaits
de cette proposition centrale. En fait, elle ne conviendra
ni aux uns, ni aux autres! Les arguments contre en étaient
une piètre visibilité pour dépasser
où pour se stationner et l'obligation pour le conducteur
de se contorsionner pour atteindre cette place centrale,
en dérangeant, le cas échéant, l'un
ou l'autre des passagers latéraux. Cette solution
révolutionnaire sera abandonnée plus tard.
Qu'importe! L'effet de surprise avait parfaitement
fonctionné!
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Panhard Dynamic cabriolet 1937
Notez les SEPT passagers!
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