PROGRAMME ANTI-POLLUTION: Quoi de neuf?
novembre 2002
par Yves Boulanger
Le dossier du programme d'inspection obligatoire
des émissions polluantes a évolué en dents
de scie en 2002. Il est à peu près officiel que
l'actuel gouvernement ne présentera pas ce projet en chambre,
bien qu'il soit très avancé dans les cartons du
ministère de l'environnement. Certains affirment que le
lancement de ce programme en période électorale
pourrait être nuisible. D'autres pensent que le ministre
a été effrayé par le lobby de certaines entreprises
qui ont un intérêt financier à voir ce programme
s'implanter.
Toujours est-il que le ministère de l'environnement travaille
de concert avec la SAAQ afin d'habiliter les contrôleurs
routiers de cette dernière à effectuer (en 2004)
des contrôles sporadiques des véhicules lourds plus
fumants que la normale. Le volet automobile du programme est donc
reporté aux calendes grecques.
Ceux qui étaient inquiets pour leur ancienne peuvent donc
dormir tranquille. Je ne fais pas partie de ceux-là!
Tout comme Michel Larouche l'avait déjà rapporté,
une mécanique au point et en bon état n'avait rien
à craindre du programme somme toute fort raisonnable proposé
par l'AQLPA. J'ai soumis à une clinique d'inspection volontaire
de l'AQLPA une Sentra 1991 de 230,000 km qui a passé les
tests haut la main... selon les normes qui seraient appliquées
à une 2001.
Ceux qui sont inquiets pour l'environnement peuvent acheter des
somnifères. Le contrôle des émissions polluantes
est l'un des seuls projets avancés au Québec pour
réduire les émissions de gaz à effets de
serre de véhicules. Puisque le principal gaz à effet
de serre émis par les moteurs à combustion interne
est le bioxyde de carbone, un produit de combustion parfaite et
non un polluant réglementé, l'effet d'un tel programme
est donc au second degré: par la mise au point des moteurs
non conformes, on vise à réduire la consommation
de carburant qui est directement liée à la quantité
de CO2 émis. On ferait aussi bien de faire disparaître
tous les 4x4 des cow-boys urbains...
Donc il faudra attendre la venue du prochain gouvernement pour
connaître l'avenir du programme. A ce moment il pourrait
prendre n'importe quelle direction...
Affaire à suivre.
©VEA