ALPINE (France) 1952-1996
Le premier modèle fut le Mille Miles (ainsi nommé
à cause d'un succès remporté à ses débuts
lors des Mille Miles de 1955 par Jean Rédélé,
son créateur) fabriqué avec les éléments
mécaniques de la 4 CV Renault
et une carrosserie coupé à 2/4 places, en fibre de
verre. Il fut le gagnant dans sa catégorie aux Mille miles
de 1956 et, en 1957, les clients avaient le choix entre un coupé
à 2 places et un cabriolet, dotés en option d'un moteur
plus puissant: celui de la Dauphine de 845cm3 ou celui de 904 cm3.
Pour les modèles les plus puissants, la vitesse annoncée
était alors de près de 165 km/h.
Les caractéristiques techniques de l'Alpine suivirent l'évolution
de Renault et deux nouveaux types de carrosserie apparurent en 1961:
un coupé de grand tourisme "2 + 2" et une berlinette
aérodynamique. La puissance s'accrut également grâce
à Ron Tauranac, directeur de Brabham. Furent présentées
la 77 ch de 998 cm3 en 1961 et la 87 ch Gordini de 1100 cm3 en 1964
(avec des versions à double arbre à cames et des versions
à culasses hémisphériques) ainsi que quelques
versions sport monoplace. Les Alpine de formule 2 et 3 avaient des
boîtes 5 vitesses et des freins à disque mais celle
de formule 2 était équipée d'un moteur Renault-Gordini
à double arbre à cames et celle de formule 3 d'un
moteur de 996 cm3 culbuté. Le modèle de formule 3
remporta de grands succès, gagnant en 1964 le Prix de Paris
et le championnat de France de formule 3, avec Henri Grandsire.
Les Alpine furent victorieuses dans leur catégorie au Tour
de France, lauréates à l'indice de rendement au Mans
et, en 1965, gagnèrent la Coupe des Alpes au Rallye alpin
et les 500 km de Nürburgring. La version la plus nerveuse offerte
sur le marché était une 1,3 l de 115 ch, atteignant
204 km/h. En 1967, toutes les voitures de série étaient
dotées de freins à disque et de boîtes à
4 vitesses entièrement synchronisées, une boîte
à 5 vitesses étant offerte en option. La gamme des
moteurs allait du moteur Renault normal de 1100 cm3 de 66 ch. au
modèle de 1255 cm3 de 130 ch, une version de 1,5 l était
offerte avec 90 ch. Les Alpine étaient assemblées
ou fabriquées sous licence en Espagne par Fasa de Valladolid,
à Mexico par Diesel Nacional, au Brésil par Willis-Overland
et en Bulgarie.
En 1969 la 1100 fut supprimée et remplacée par un
modèle économique pourvu du moteur de la Renault 12.
La berlinette équipée d'un moteur de Renault 16 a
été présentée en 1966. C'est le modèle
A 110 Tour de France 1600 S qui développait 138 ch.
En mars 1971 Alpine présente un tout nouveau modèle
la A 310 carrossée en polyester. Le moteur arrière
est un R16 développant 140 ch, la vitesse annoncée
est de 215 km/h. L'A 310 sera ensuite motorisée par le V6
PRV (Peugeot-Renault-Volvo)
en 1976. La même année, Renault et Alpine présentent
la Renault 5 Alpine.
Progressivement absorbé par Renault, Alpine présentera
en 1985 la V6 GT de 160 ch. DIN et la V6 GT Turbo de 200 ch. DIN
donnée pour 250 km/h. La version finale de ce modèle
sera appelée V6 Le Mans en 1990.
La dernière des Alpine sera l'A 610 Turbo de 250 ch et 34
mkg de couple dès 2000 tr/mn. Sa vitesse de pointe est donnée
pour 265 km/h. En 1995, cette dernière Alpine mettra fin
à une marque mythique pour de nombreux amateurs.
voir un article sur l'Alpine
Berlinette 1600 SC
voir un article sur l'Alpine
A 110 Groupe 4
1974 Alpine A 110 Groupe 4
1978 Alpine A 310 V6
©VEA
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