AMILCAR (France) 1927 -1939



De toutes les voiturettes sport qui naquirent à profusion en France après la 1ère guerre mondiale, Amilcar fut la plus renommée et celle qui remporta le plus de succès. Son nom était l'anagramme des noms de ceux qui la lancèrent, MM. Lamy, qui avait participé à la construction du Zèbre avant la guerre, et Akar qui était le financier. Edmond Moyet en avait fait les plans. Le modèle CC et ses versions évoluées, le CS et le 4C, étaient tous équipés d'un moteur 4 cyl. d'environ 1 l à soupapes latérales, d'une boîte à 3 vitesses et d'une suspension par ressorts elliptiques. Ces caractéristiques étaient, dans l'ensemble, aussi celles des voitures concurrentes. La CGS, ou Grand Sport, de 1924 fut plus originale et d'un plus grand intérêt. Son moteur de 1074 cm3 avait un graissage sous pression, des freins sur les roues avant et la suspension avant était par ressorts elliptiques. En 1926 elle devint la CGSS surbaissée et plus puissante. Différents modèles de tourisme de 1 l et 2 l furent aussi fabriqués, tous avec un moteur 4 cyl. à soupapes latérales, mais ce furent les modèles CGS et CGSS qui firent la grande réputation de la firme dans le monde.

Cependant c'est la C6 de course, l'une des seules voitures fabriquées uniquement en voiture de course, qui resta la plus prestigieuse. Présentée en 1926, elle surpassa les voiturettes de course dans la catégorie des 1100 cm3. Son moteur 6 cyl., avec double arbre à cames en-tête, avait une puissance de 83 ch, les paliers étant à rouleaux dans le modèle standard.
Ces voitures atteignaient la vitesse de 190 km/h. En 1928 la société présenta, pour suivre la mode, une petite 8 cyl. en ligne. Ce modèle C8 surbaissé fut également une excellente voiture tenant bien la route et atteignant la vitesse maximum de 129 km/h, malgré son poids élevé.
Son moteur de 2 l avait un seul arbre è cames en-tête.

En 1930, la société fabriqua essentiellement des voitures de tourisme, les voitures de sport étant moins en faveur, en France comme ailleurs, vu la crise mondiale. La C8 devint une grande 2 l.
Le modèle M de 1,25 l, une sobre petite 4 cyl. apparue en 1928, subsista jusqu'en 1935 de même que les versions M2, M3 et M4 qui furent plus tard équipés d'un moteur de 1,7 l. En 1933 entre temps, était apparue la nouvelle 5 CV de Moyet, le modèle C, qui fut fabriqué jusqu'en 1935 dans différentes versions, alors que la C8 disparaissait. De 1934 à 1937 fut présentée la 12 CV N7 pourvue d'un moteur Delahaye, en même temps que la 14 CV G36. Les dernières Amilcar, fabriquées par Hotchkiss, présentèrent beaucoup moins d'intérêt. Ces voitures composites eurent, de 1938 à 1939, une suspension avant et arrière indépendante, une traction avant selon le système breveté utilisé sur la Tracta de J.A. Grégoire et furent fabriquées en châssis-coque comme l'Alpax, l'aluminium étant largement utilisé. Le moteur était à 4 cyl. de 1185 cm3.

La production ne fut pas reprise à la fin de la deuxième guerre mondiale.

©VEA

 

 


RETOUR



HOME