B.N.C. (France) 1923-1931
La B.N.C. (Bollack, Netter & Cie) fut l'une
des voiturettes sport françaises les plus célèbres.
A l'origine elle était livrée avec deux moteurs
de marques différentes, tous deux à 4 cyl, avec
soupapes latérales, d'un peu moins de 900 cm3, le S.C.A.
P. pour le modèle tourisme, le Ruby pour la voiture sport.
Deux ans après, en 1925, cette firme présentait
ce qu'elle prétendait être la seule voiture suralimentée
existant sur le marché français, équipée
d'un moteur S. C.A. P. à soupapes en tête, de 1100
cm3. A la même époque un moteur Chapuis-Dornier était
aussi utilisé, d'une puissance de 53 ch, il s'assortissait
bizarrement avec les ressorts cantilever arrière, employés
normalement pour de lourdes voitures de tourisme. Sa vitesse maximum
était de 160 km/h environ.
Parmi les modèles de 1927, le modèle
course fut le premier à arborer le radiateur incliné
qui devait devenir le signe distinctif de cette marque. En 1928,
existaient deux modèles: le Monza et le Montlhéry
suralimenté, le premier à 3, le deuxième
à 4 vitesses. Quelques étrangetés parurent
durant les annèes suivantes. A la fin de 1929, deux modèles
B.N.C. furent équipés d'une suspension A.E.R. à
air comprimé de Messier, fabriquée sous licence.
Ces deux modèles avaient pour nom Aigle, ils étaient
pourvus d'un moteur Continental de 8 cyl. en ligne, de 4 et 5
litres de cylindrée. Le châssis était fabriqué
par Delaunay-Belleville et le
radiateur était très semblable à celui d'Hispano-Suiza.
La suspension était classique.
Cette société manifestait un grand
engouement pour tous les systèmes à air comprimé
et avait déjà utilisé des pompes pour pneus
et des crics incorporés fonctionnant à l'air comprimé.
En 1929 était livrable la Cozette, suralimentée,
à 2 cyl. et à arbre à cames en tête,
une voiture de course de 1100 cm3, très semblable à
la Lombard de la même époque.
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