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CITROËN (France) 1919 à nos jours
André Citroën, ingénieur en chef chez Mors,
fonda en 1913 sa propre société qui avait pour objet la fabrication
d'engrenages, fait symbolisé par l'écusson en forme de double chevron,
placé sur toutes les voitures Citroën.
En 1919 il mit en application sa connaissance des méthodes américaines
de production en série et, associé à Jules Salomon (qui auparavant
avait conçu la le Zèbre et devait ensuite concevoir la Rosengart)
il créa deux modèles. Le plus grand, une 4 l. sans soupape, fut
repris par Gabriel Voisin, mais
la 1,3 l. de 4 cyl., modèle A, fut fabriquée par Citroën dans une
usine (antérieurement utilisée par Mors). C'était une voiture à
soupapes latérales, roues pleines, embrayage conique, appareillage
électrique, conduite à gauche et changement de vitesse au centre.
Dix mille voitures furent fabriquées en 1921.
Très vite l'expansion rendit nécessaire l'achat de Clément Bayard.
Au même moment Citroën expérimentait le système de traction mixte
par chenille, élaboré par M. Kégresse, ancien directeur du garage
du tsar Nicolas II. Ce système fut principalement utilisé pour les
véhicules utilitaires et militaires ; les plus petits modèles Kégresse
furent équipés d'un châssis qui était une variante de celui employé
par Citroën pour ses voitures particulières et un de leurs exploits
fut la première traversée du Sahara en voiture dans les années 1922-1923.
En 1922 la gamme des modèles Citroën comprenait une 1,5 l., type
B amélioré et une 5 CV de 856 cm3, avec une carrosserie à 3 places,
une culasse amovible, des ressorts elliptiques à l'avant comme à
l'arrière, un frein au pied et une bobine d'allumage. Bien que cette
voiture ne fût brillante ni par ses performances ni par son freinage,
elle était indestructible et fut fabriquée jusqu'en 1925, année
où Noël Westwood l'utilisa pour son tour d'Australie.
En 1924, 15000 Citroën avaient été vendues et 250 voitures étaient
fabriquées par jour tandis qu'Opel lançait sur le marché, sous le
nom de Laubfrosch, ce qui n'était qu'une copie de la 5 CV. En 1925
naquit la conduite intérieure bon marché, avec une carrosserie tout
acier, fabriquée sous le brevet Budd ; Bien qu'une variante modernisée
de la 5 CV réapparut en 1929 sous le nom de "Sima-Standard", les
voitures portant le nom "Citroën" étaient, depuis 1926, essentiellement
des modèles du type 12 CV maintenant devenues des 1,5 l., avec un
radiateur plat, 4 freins et des ressorts semi-elliptiques. Des voitures
étaient aussi assemblées hors de France.
En 1926 démarra l'usine anglaise de Slough et d'autres suivirent
en Allemagne et en Italie. En 1934 Graf
und Stift à Vienne sortit aussi des voitures fabriquées
sous licence Citroën. Après 1930, seule survécut l'usine de Slough,
les Citroën continuèrent à être fabriquées en Angleterre jusqu'en
1965. La société était maintenant solidement établie et, avec
Renault et Peugeot, était
l'une des trois grandes marques françaises.
En 1928 les conduites intérieures devinrent plus profilées et meilleur
marché. En 1929, la production était de 100.000 véhicules ; en même
temps apparaissait la 2,4 l., 6 cyl. C 6, une voiture de type courant
à soupapes latérales, avec une boîte à 3 vitesses, bobine d'allumage,
des servo-freins et alimentation par gravité. Les 4 cyl. devinrent
des 1,6 l et avaient les mêmes caractéristiques. Ces deux modèles
de base furent fabriqués jusqu'en 1932, date à laquelle fut présentée
une nouvelle 1,5 l en même temps que la 4 cyl. plus puissante et
la 6. Ces voitures étaient pourvues de pneus à basse pression, d'un
"moteur flottant" (sous licence Chrysler), et d'une boîte de vitesse
synchronisée. Les voitures plus grandes avaient un empattement long
et une carrosserie à sept places.
Avec le parrainage de la Yacco Oil Company, la 10 CV Citroën, la
"petite Rosalie", s'attaqua avec succès au record de longue distance,
programme herculéen, et parcourut 301.687 km. à la vitesse de 93
km/h gagnant 43 records du monde et 128 classements dans sa catégorie
lors de courses internationales.
Ces modèles firent partie de la gamme jusqu'en 1936, pourvus à partir
de 1934 de 4 vitesses, mais ils furent éclipsés par une nouvelle
voiture révolutionnaire Citroën : la première 7 CV traction avant,
apparue en 1934. Celle-ci avait des roues avant motrices, un moteur
à soupapes en-tête à chemises humides, une construction monocoque
et une suspension indépendante par barres de torsion placées à l'avant
et à l'arrière. Les 3 vitesses étaient synchronisées, le changement
de vitesse était placé sur le tableau de bord et le moteur de série
avait une cylindrée de 1,6 l. Ce modèle fut jusqu'en 1955 le cheval
de bataille de Citroën et il ne fut abandonné qu'en juillet 1957,
alors que 708.399 voitures à 4 cyl., traction avant, avaient été
fabriquées.
Au Salon de Paris de 1934 avait été présentée une V 8, de 3,8 l
., traction avant, mais dès 1935 André Citroën avait été assailli
par de sérieuses difficultés financières et contraint de céder ses
intérêts à Michelin. En cette période la traction avant avait été
pourvue, en variante, d'un moteur de 1,9 l. et au milieu de l'année
1935 trois nouveaux modèles étaient disponibles : la 11 légère qui
avait la même carrosserie que la 7 CV, la 11 normale fabriquée avec
deux empattements différents de 3, 08 m ou 3,38 m et la 7 places.
En 1936 François Lecot parcourut 400.000 km en 12 mois avec une
7 CV.
Les tractions avant 1937 avaient une direction à crémaillère, un
moteur de 11 CV et - pour une courte période - fut offert le choix
d'un bloc diesel. En 1939 la série des modèles s'augmentait d'une
15 CV, 6 cyl., de 2,9 l., traction avant de série. Cette même année
les caractéristiques mécaniques de la 11 CV étaient adoptées pour
base des modèles Georges Irat, Rosengart
et des petites Chenard & Walcker
et en 1947 D.B. suivit. Après la guerre,
la 7 CV fut abandonnée mais la fabrication des autres tractions
avant fut poursuivie, livrées sur le marché français exclusivement
en noir.
Toutefois en 1949 apparurent les résultats de dix années d'expérimentation
sous la forme d'une autre Citroën révolutionnaire: la 2 CV. Comme
ses sœurs plus grandes, c'était une traction avant à châssis coque,
mais elle avait une suspension à ressorts hélicoïdaux raccordés
longitudinalement, 4 vitesses, une boîte de vitesse avec une prise
directe, un capot, des portes et des ailes avant rapidement démontables
et d'un entretien facile. Sa cylindrée était de 375 cm3, sa puissance
de 9ch, ses soupapes en-tête. Sa couleur grise comme la tôle suscitait
des comparaisons malveillantes avec les toitures en tôle ondulée.
Toutefois sa livraison ne satisfit jamais la demande. La production
de Citroën fit un saut de 48177 en 1950 à 78199 en 1951 alors que
sa fabrication atteignait son plein.
En 1955 les voitures avaient 425 cm3, 12 ch et un embrayage centrifuge.
En 1958 apparut un modèle "tous terrains" avec deux moteurs jumelés
et 4 roues motrices. En 1960 l'usine de Slough en présentait une
variante: le "Bijou", un coupé avec une carrosserie en fibre de
verre. En juillet 1966, 2.574.642 2 CV avaient été vendues. En 1953
les Citroën, autres que la 2 CV, avaient un coffre extérieur et
un radiateur pour le chauffage sur les modèles de série et un an
plus tard la 15 Six était livrable avec une suspension hydropneumatique.
Ceci conduisit à la présentation au Salon de 1955 de la DS 19 sur
laquelle les seules anciennes caractéristiques étaient la traction
avant et le moteur à course longue à 4 cyl., atteignant désormais
65ch. A la suspension hydropneumatique s'ajoutaient des freins assistés
(à disque pour les freins avant, à tambour pour les freins arrière),
une direction assistée et un changement de vitesse semi-automatique.
Il y avait 4 vitesses avant, le toit était renforcé de plastique
et le volant à un seul rayon, inventé un demi-siècle plus tôt par
Humber, faisait ainsi sa réapparition. Cette voiture était coûteuse
et compliquée, aussi un an plus tard apparut une ID 19 , version
simplifiée, qui gardait la même suspension mais sans direction assistée.
C'est en 1954 que la société s'associa avec Panhard ce qui aboutit
à une intégration complète dans la décade qui suivit, alors que
Cooper en Angleterre utilisait les boîtes de vitesse Citroën sur
ses voitures de course dès 1956. Une Citroën gagna le Rallye de
Monte-Carlo en 1959.
Une 2 CV plus puissante devint en 1961 l'Ami 6 à deux cylindres
opposés, une petite berline à l'apparence curieuse; il fallut un
certain temps avant qu'elle ne fût adoptée. En 1965 des moteurs
à course courte furent enfin choisis pour les plus coûteuses 4 cyl.,
mais ce ne fut qu'en 1967 que pour l'ID les principes de 1934-1935
furent abandonnés.
Les modèles Citroën en voitures particulières étaient en 1967 la
2 CV, l'Ami 6 et trois versions pour les modèles plus grands: l'ID
de 2 l et 84ch, la DS 19 avec le même moteur mais d'une puissance
de 90 ch et la DS 21 de 2,2 l et 108 ch. En 1968 apparut la Dyane,
une berline de 425 cm3 et sur les ID et DS furent placés des phares
qui suivaient les mouvements de la direction. Cette même année Citroën
s'associe avec Fiat et Maserati.
En 1970 Fiat prenait une importante participation dans les actions
de la firme française. La gamme a changé surtout en 1970. La 2 CV
et la Dyane continuent et sont assorties respectivement d'une 2
CV 6 et d'une Dyane 6 au moteur plus puissant. En 1969 l'Ami 8 est
venue remplacer l'Ami 6, la modification porte surtout sur la carrosserie
plus des freins à disques.
En 1968 Citroën lança la Mehari qui est un modèle tout terrain à
carrosserie entièrement en plastique ABS montée sur une mécanique
Dyane 6. En 1970 a été proposé une toute nouvelle Citroën 6 CV de
grande diffusion qui est enfin venue combler le vide qui avait toujours
existé dans la gamme Citroën entre les petites cylindrées 2-3 CV
et les 11-12 CV de la série D. Cette voiture se caractérise par
sa carrosserie à 6 glaces qui a été dessinée par les stylistes de
Citroën placés sous la responsabilité de René Opron, mais qui n'est
pas sans rappeler le prototype que Pininfarina avait réalisé en
1968 sur la base d'une berline BMC 1800. Outre son origine, la GS
se présente sur le marché avec de nombreux atouts, notamment sa
traction avant très appréciée en France, sa confortable suspension,
son moteur à arbres à cames en tête, ses 4 freins à disque et sa
silhouette aussi agréable qu'originale. En revanche, sa cylindrée
bizarre désavantagera cette 6 CV en la situant à la limite administrative
des 5 CV, d'autant que la puissance et la consommation ne sont pas
non plus des points forts de la GS. Depuis le mois de janvier, une
boîte semi-automatique Ferodo est livrable en option. Cette voiture
entièrement nouvelle dotée d'un moteur 4 cyl. à plat opposés 2 à
2 de 1015 cm3 (74 x 59 mm) développant 55,5 ch à 6500 tr/mn. Les
freins à disques avant et arrière sont assistés et la suspension
est hydropneumatique comme sur les ID et DS. En 1969 la D Spécial
remplace l' ID 19, la DS 19 est remplacée par la DS 20. La DS 21,
qui, étant sortie en 1965 connaît en 1969 une variante à injection
électronique, son moteur de 2175 cm3 (90 x 85,5 mm) développe 139
ch à 5250 tr/mn, la vitesse maximum est de 184 km/h.
Le 11 mars 1970 jour où fut dévoilée la SM, marquera une date dans
l'histoire de Citroën, au même titre que le 3 mars 1934 (jour du
lancement de la "Traction") ou le 5 octobre 1955 (jour où la DS
fut révélée officiellement). La SM fait en effet figure de modèle
d'exception, d'une part grâce à la situation qu'elle occupe au sein
de la production française, faisant renaître un type de voiture
luxueuse disparu il y a dix ans avec les dernières Talbot ; d'autre
part, grâce à la multiplicité des innovations techniques et esthétiques
qui se répercutent dans un triple domaine : performances, confort
et sécurité. La SM a un moteur Maserati de 6 cyl. en V de 2670 cm3
(87 x 75 mm) développant 180ch, un double arbre à came en-tête par
rangée de cylindre, 3 carburateurs double corps, une boîte à 5 vitesses.
Ses freins à disques sont à servofrein et la suspension hydropneumatique
. La vitesse de pointe est de 220 km/h. La SM représente le fruit
des accords techniques signés avec Maserati en janvier 1968; le
moteur a été conçu à Modène sous le matricule C 114. II est produit
sur les chaînes de Maserati à raison de 30 exemplaires par jour,
contre 3 V8 seulement.
En 1970, 1860 moteurs C 114 sont déjà sortis d'usine mais 868 SM
seulement ont été vendues. Toute la structure de la voiture a été
placée sous la responsabilité des ingénieurs français. La particularité
technique la plus intéressante de la SM est sans doute sa direction
à rappel asservi - d'un type entièrement inédit - qui se révèle
très positive en matière de sécurité puisqu'elle rend la direction
capable, à vitesse élevée, de répondre avec précision et rapidité
aux sollicitations les plus fines, tout en restant insensible à
de faibles efforts involontaires.
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Citroën GS Birotor
Citroën DS: le Concorde de
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Chère et fabuleuse
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Des Citroën,
vous en voulez? En voilà!
Une petite histoire de la
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La DS au quotidien
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voir aussi un club sympa: Le
Citroën Club du Perche
et aussi: Les
Amis de la 2CV
enfin:
L'Ottawa Citroën Club
Voir enfin: les nombreuses
Citroën du club Voitures Européennes d'Autrefois
©VEA
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