DARRACQ (France) 1896 - 1920



Né à Bordeaux, Alexandre Darracq fonde la société de cycles Gladiator avant de la vendre cinq ans plus tard à un groupe britannique. Ses premières voitures électriques étant sans succès, il se tourne vers la construction de tricycles et de quadricycles, puis achète des brevets Léon Bollée et sort une voiture à transmission par courroie appelée Darracq-Bollée.

Une voiturette monocylindre de 6 1/2 CV apparaît en 1900, suivie par des modèles 2 et 4 cyl., qui en 1904 sont équipées du châssis Darracq embouti dans une seule plaque d'acier. En 1905, des capitaux britanniques sont investis dans la société et, peu après, une gamme complète est disponible, de la monocylindre 8 CV de 1039 cm3 à la 6 cyl. 50/60 CV de 8143 cm3. Les désastreux 4 cyl. à soupapes rotatives Henriod apparaissent en 1912, les 15 CV (2613, puis 2951 cm3) et une 20 CV de 3969 cm3 sont si peu fiables que les profits sont réduits à néant.

Mr. Darracq, qui n'aimait pas vraiment les voitures quitte la société qui est reprise par Owen Clegg, lequel introduit en 1913 une gamme basée sur son excellente Rover Twelve, dotée d'un moteur monobloc à soupapes latérales de 2121 et 2971 cm3. Un modèle de 4084 cm3 est ajouté en 1914, utilisé par l'armée française pendant la guerre. Un V8 de 4595 cm3 suit en 1919.

Une fusion intervient avec Sunbeam-Talbot en 1920 et les Darracq deviennent des Talbot en France, alors qu'elles continuent à s'appeler Darracq ou Talbot-Darracq en Grande Bretagne jusqu'en 1939.

VOIR: TALBOT

©VEA

 

 


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