D.B. (France) 1938-1961

Charles Deutsch et René Bonnet construisirent en 1938 des "spéciales" sur la base de la 11 CV Citroën "Traction". En 1947 l'usine fut remise en activité pour la fabrication limitée de voitures de compétition, construites en utilisant des éléments de récupération, des moteurs de 1 1/2 ou 2 l et des boîtes 4 vitesses. En 1948 une nouvelle voiture, basée sur la Dyna Panhard, courut à Montlhéry ; en 1949 la société en fabriqua une version monoplace de 500 cm3, de formule III, avec un moteur Ponhard monté à l'avant et une suspension arrière indépendante à essieu oscillant. Quelques découvrables, semblables de conception aux Citroën et pouvant atteindre 160 km/h, furent aussi produites mais, après 1950, D. B. concentra tous ses efforts sur la construction de voitures basées sur des mécaniques Panhard.
Si, en formule III, elles ne furent jamais victorieuses, ces voitures cependant battirent de nombreux records internationaux dans leur catégorie et gagnèrent 5 fois au Mans (1954, 1956, 1959, 1960 et 1961) à l'indice de performance. La D.B. de Laureau gagna brillamment le Tourist Trophy de 1954. En 1954 aussi, l'essai fait pour disputer la formule GP des 2 1/2 l avec une voiture de 750 cm3 avec compresseur, fut un échec et le curieux modèle Monomill (la même voiture, mais sans compresseur) avec lequel Deutsch et Bonnet tentèrent de populariser en France les voitures de course de catégorie 1, n'eut pas plus de succès. Les expériences faites avec 2 moteurs, et 4 roues motrices (1952) ou avec un moteur Renault monté à l'arrière et une boîte 5 vitesses (1953) furent aussi malheureuses. Les coupés sport D.B. de série étaient fabriqués avec les éléments mécaniques Panhard et une carrosserie en alliage léger (en fibre de verre à partir de 1955) ; ils furent livrables en différentes cylindrées allant de 610 cm3 de 30 ch à 1 300 cm3 de 65 ch.
A partir de 1954, des compresseurs M.A.G. à basse pression furent offerts et l'année suivante des freins à disque furent proposés en option. En 1958 parut le modèle de série Rallye, coupé doté d'un moteur de 55 ch de 850 cm3. D. B. resta fidèle à Panhard jusqu'en 1961 aussi longtemps que dura l'association de Deutsch et de Bonnet. Ce dernier continua ensuite à fabriquer des voitures, mais sous son propre nom (René Bonnet), dans les ateliers de Champigny, avant de vendre à Matra.

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