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DE DIETRICH / LORRAINE-DIETRICH
(Allemagne - France) 1896-1935
Lorsque De Dietrich, la célèbre fabrique de locomotives, commença
à produire des voitures, elle construisit des automobiles existant
déjà sous licence.
Sa première voiture fut une voiturette à 3 roues, 2 cyl. avec entraînement
par courroie (postérieurement courroie et chaîne) due à Amédée Bollée
Jr., les suivantes furent, conçues aussi par Amédée Bollée, des
4 roues avec un moteur horizontal 2 et 4 cyl. En 1900 la firme construisit
la voiturette belge Vivinus, à transmission par courroie, puis en
1902 la Turcat-Méry de Marseille. La gamme comprenait 4 modèles,
une bicylindres 8 CV, les 12, 16 et 24 CV. Les 3 derniers étaient
des 4 cyl. avec 4 vitesses et un entraînement par chaîne. Avec leurs
soupapes d'admission automatique, leur radiateur à tuyaux et ailettes
et leur châssis en bois armé renforcé, ces voitures étaient déjà
démodées, la Mercedes étant à
l'époque le modèle type de la grosse, puissante et coûteuse automobile,
comme les De Dietrich.
Celles-ci furent progressivement modernisées; en 1904 elles furent
dotées d'un châssis en métal et de soupapes d'admission commandée
et en 1905 d'un radiateur à alvéoles. A partir de 1902 quelques
modèles furent conçus par Ettore Bugatti.
La fabrication à Niederbronn fut arrêtée en 1904. En 1910 la société
se spécialisa dans la production de voitures modernes de moyenne
et grande taille, 4 cyl. avec un bloc-moteur à soupapes latérales.
Après 1908 elles furent appelées Lorraine-Dietrich. En avril 1908
une "Lorraine-Dietrich anglaise" fut annoncée, construite dans l'usine
Ariel à Birmingham. Après la lère guerre, la firme prit pied sur
un nouveau marché avec la 16 CV de 1920, conçue par Marius Barbarou.
C'était une voiture bon marché, de ligne américaine, qui devait
attirer une vaste clientèle moyenne. Elle avait un moteur 6 cyl.
3 1/2 I, avec des soupapes en-tête actionnées par des tiges-poussoirs
très minces et 3 vitesses. Elle avait une bonne accélération, tenait
la route à grande vitesse, était maniable et permettait une conduite
sportive, ce qui n'était pas surprenant puisque des De Dietrich
avaient gagné, en 1906, le Circuit des Ardennes et en 1907 la course
Moscou-St-Petersbourg. La 16 CV de de Courcelles et Rossignol gagna
les 24 heures du Mans en 1925 et fut livrable, en version sport,
avec des freins avant. La Sport-Le Mans atteignait 145 km/h. Bloch
et Rossignol furent aussi victorieux au Mans en 1926.
Les Lorraine-Dietrich de 1928 étaient offertes avec 4 vitesses.
Outre cette version sport, la gamme comprenait le modèle courant
de tourisme 15 CV, la 12 CV, moins connue, 4 cyl. de mêmes dimensions
que la 16 (elle fut produite jusqu'en 1929) et, jusqu'en 1927, une
luxueuse 6 cyl. 6 l. La 16 CV resta la plus populaire des Lorraine-Dietrich
et fut fabriquée jusqu'en 1933. Elle fut remplacée, presqu'avant
l'arrêt de la production, par la presqu'inconnue 20 CV 6 cyl. à
4 vitesses, offerte jusqu'en 1935.
Dans les dernières années 1920, les voitures furent connues en général
sous le nom de Lorraine.
©VEA
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