G.N. (Grande Bretagne) 1910-1925


Le G.N. fut, parmi les cycle-cars anglais, celui qui fut le plus connu et qui eût la plus longue vie et participa à la création de l’automobilisme populaire. H.R. Godfrey et A. Frazer-Nash construisirent des prototypes pourvus d’un moteur V-twin J.A. P., ou Antoine 1100 cm3, refroidi par air.
En 1911 la société fabriqua elle-même son moteur V-twin, 90°.
Les voitures qui furent présentées avant la 1ère guerre étaient dotées d’une transmission par courroie ou par chaîne. La production à Hendon était lente, n’atteignant qu’une cadence de 2 voitures par semaine. Après la guerre, la firme acheta les ateliers de Wandsworth où avaient été construites les Grégoire anglaises et y fabriqua une voiture de conception nouvelle. Un châssis métallique remplaça celui en frêne, un classique boîtier de direction fut utilisé au lieu de celui à câble et à bobine et la transmission devint par chaîne uniquement. Même en prise directe la conduite était extrêmement facile, la tenue de route excellente, la voiture était légère. Cette voiture avait un bon rendement, simple et économique elle attira de nombreux
sportifs, particulièrement lorsqu’elle était livrée en versions "Légère" ou "Vitesse", cette dernière était plus rapide et pourvue d’une transmission primaire par chaîne et d’un arbre à cames en-tête.

En 1920 et 1922, la cadence était de 50 G.N. par semaine. Plus tard la "Vitesse" devenue plus puissante, fut une petite voiture de course réellement rapide, pourvue d’un arbre à cames en-tête entraîné par arbre, celui-là commandant de grandes soupapes inclinées. En 1922, Godfrey et Frazer-Nash quittèrent la firme.

En 1923, lorsque l’automobiliste circulant en famille eût abandonné le cycle-car et lui préféra la petite voiture confortable, la société commença à fabriquer celle-ci tout en poursuivant la fabrication de ses anciens modèles. Elle produisit un châssis avec un arbre de transmission pourvu d’un moteur soit à 2 cyl. moins puissant mais plus doux et plus sûr, soit à 4 cyl. refroidi par eau, livrés par DFP, Chapuis-Dornier ou Anzani. Mais, en fait, peu de ces petites voitures furent fabriquées.
Le cycle-car et la marque G. N. disparurent bien qu’en théorie la firme ait subsisté jusqu’en 1929. En 1926, G. N. Ltd. réédita un manuel d’entretien. La société survit comme agent de vente de Vauxhall à Balham.

Entre 1919 et 1922, les G. N. furent construites et vendues en France par la société de moteurs d’avions Salmson.

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