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INVICTA (Grande Bretagne)
1925-1938, 1946-1950
En 1925, Noel Macklin et J. G. Parry Thomas, qui tout deux avaient
construits des moteurs automobiles, Macklin ayant aussi été
fabricant (Eric Campbell, Silver Hawk), lancèrent sur le
marché anglais un modèle jusqu'alors inconnu. Le but
était de doter une voiture composite des qualités
américaines de souplesse et de rendement ainsi que celles
anglaises, de tenue de route.
Le modèle Meadows fut pourvu d'un moteur 6 cyl., 2,5 l, à
soupapes en-tête, culbuté. Son couple à bas
régime était très favorable, et associé
à une boîte 4 vitesses, les Invicta furent renommées
pour leur grande vitesse de croisière qui devint célèbre
après les victoires de 1927 et 1929, en course d'endurance
au Dewar Trophy. L'apparence de la première Invicta fut sérieuse
mais sa puissance de freinage était assez faible. A l'instar
de RoIls-Royce, elle avait un
capot à rivets. En 1926, au premier moteur fut ajouté
celui à plus grand alésage, 3 l, qui resta le seul
utilisé en 1927. Cette même année la firme,
pour la première fois, construisit une voiture 4,5 l, réellement
rapide, à grand alésage, à vitesse de pointe
de 140 km/h et dotée d'une très remarquable accélération,
malgré une faible démultiplication de 3,9: 1.
Fin 1930, la 3 l fut abandonnée et la 4,5 l fut offerte en
2 modèles: celui à châssis normal et celui à
châssis surbaissé atteignant 160 km/h. Ce dernier était
abaissé grâce à des ressorts arrière
montés très bas.
Malheureusement les superbes Invicta étaient toujours très
coûteuses et elles avaient une mauvaise réputation
quant à leur tenue de route aux yeux des sportifs qui étaient
devenus les clients les plus importants de la firme à la
suite de la grande publicité faite à propos de l'accident
survenu à S.C.H. Davis à Brooklands en 1931. Cependant,
cette même année, malgré une victoire au Rallye
de Monte-Carlo et aux épreuves alpines, à la coupe
des Glaciers, malgré aussi des succès similaires dans
les mêmes épreuves en 1932, 1000 Invicta seulement
furent fabriquées avant l'arrêt de la production en
1935. La firme avait essayé de surmonter ses difficultés
en lançant sur le marché, en 1932, une petite voiture
plus populaire, la 12/45 mais celle-ci fut un échec parce
qu'équipée d'un moteur Blackburn 6 cyl., à
un seul arbre à cames en-tête, dune cylindrée
de 1,5 l seulement. Bien qu'efficace, ce moteur ne pouvait entraîner
le lourd châssis qu'avec un rapport de pont de 6: 1, ce qui
lui donnait une souplesse devenue célèbre mais nuisait
à son rendement.
En 1933, au 12/45 fut ajouté le 12/90 à compresseur,
dont seuls quelques uns furent fabriqués. Ces deux voitures
étaient dotées d'une boîte de vitesse Wilson
mais elle ne pouvait pallier le poids du châssis. Après
la disparition d'lnvicta, Macklin fabriqua la Railton
qui allia l'économie aux qualités de performances
des Invicta. En 1938, la construction de 3 nouvelles Invicta 2,5,
3 et 4 l fut projetée, toutes à 6 cyl., avec soupapes
en-tête, une boîte synchronisée et une suspension
indépendante à l'avant à ressorts transversaux.
Ces voitures ne furent pas construites mais il semble que le châssis
fut celui des Darracq à
peine transformé et la carrosserie celle des Delage
D 670, 3 l.
Après la deuxième guerre, pendant peu de temps, la
marque fut ressuscitée et donnée à une voiture
de luxe, appelée "the Black Prince", équipée
d'un moteur Meadows 6 cyl., 3 l, avec deux arbres à cames
en-tête et deux bougies par cylindre. Ce moteur avait une
puissance de 120 ch à 5000 tr/mn. Différent des anciennes
Invicta, ce modèle avait d'autres caractéristiques
parfaitement originales. Il n'avait pas de boîte de vitesse,
elle était remplacée par un convertisseur de couple.
La suspension était indépendante à l'avant
et à l'arrière par lames de torsion. Mais cette nouvelle
lnvicta était, comme les précédentes, très
coûteuse et bien qu'un plan fût établi pour une
production annuelle de 250 automobiles, seule une vingtaine fut
construite. La firme A.F.N. Ltd, constructeurs de la Frazer
Nash, acheta l'usine de la société disparue.
©VEA
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