JAGUAR (Grande Bretagne) 1932 à aujourd'hui



SS (Grande Bretagne) 1932-1945

William Lyons et William Walmsley, après avoir construit des sidecars depuis 1921, fondent ce qui deviendra Jaguar en 1934.

Ils commencent à produire des carrosseries distinctives sur des châssis Austin, Morris et Standard. La SS100, une Standard 16 re-carrossée en coupé surbaissé au long capot avec un 6 cyl. de 2054 cm3 ne coûte pas cher. La SSII utilise le 1052 cm3 de la Standard Little Nine.

La première voiture de sport est la SS90 de 1935 de 2,5 litres. Une belle berline à 4 portes, appelée Jaguar, est équipée d'un moteur Standard de 2,7 l. modifié par Harry Weslake et W.M. Heynes. La deux places sport de 1936, la SS 100, est particulièrement réussie. En 1938, un nouveau moteur de 3,5 litres est utilisé dans la berline et la décapotable, mais aussi dans la SS 100, ce qui permet à celle-ci d'atteindre le seuil magique des 100 mph (160 km/h), ceci pour un prix très raisonnable.

Après la deuxième guerre, la compagnie est appelée Jaguars Cars pour éviter une sinistre comparaison alors dans toutes les mémoires.


JAGUAR (Grande Bretagne) 1945 à aujourd'hui

Le nom de Jaguar a été donné à certains modèles de S.S., mais cela ne devient un nom de marque qu'à partir de 1945. De 1945 à 1948 les voitures étaient en réalité les modèles S.S. de 1940 à pont arrière hypoïde. Elles étaient construites en modèles 1,8 l e 4 cyl. et 2,7 l et 3,5 l en 6 cyl. avec des essieux rigides, des soupapes culbutées, des boîtes à 4 vitesses synchronisées et des freins mécaniques. Comme leurs prédécesseurs elles réunissaient un haut degré d'élégance et de performance à un prix modique. Les moteurs à 4 cyl. étaient encore construits par Standard mais toutes les Six d'après guerre furent de fabrication Jaguar. Seules des Six furent fabriquées à partir de 1949 et les nouvelles Mk culbutées eurent une suspension avant indépendante et des freins hydrauliques. En outre, il y eut la XK 120, nouvelle voiture sport révolutionnaire à deux places, à moteur, arbre à cames en-tête 3,4 l, 6 cyl. développant
160 ch et une carrosserie moderne aérodynAmique. Un prototype fut testé à 200 km/h et les versions standard pouvaient atteindre 190 km/h.

Les moteurs à culbuteurs furent abandonnés en 1951, année au cours de laquelle la grosse conduite intérieure Mk VII fit son apparition. Une Mk VII gagna le rallye 1956 de Monte-Carlo. Ce modèle inaugura la prédominance de Jaguar dans les courses de grosses conduites intérieures qui dura jusqu'en 1963, et on en construisit plus de 30.000 avant leur remplacement par le modèle amélioré Mk VIII en 1957. il était disponible avec transmission automatique en 1953 et en boîte avec surmultipliée un an plus tard, ces deux options à la transmission figurant toujours sur la liste des Jaguar de tourisme postérieures.

L'entrée officielle de la compagnie dans les courses eut lieu en 1950. L'idée à la base ayant été la suivante: "le service programmé le plus rapide sur le circuit de la Sarthe".
En conséquence, les Jaguar n'ont jamais gagné le Championnat des Constructeurs de Voitures Sport, bien qu'elles aient gagné Le Mans cinq fois, en 1951, 1953 (année des types C à freins à disques), 1955, 1956 et 1957 dans cette dernière course cinq des types D à construction monocoque ont terminé la course aux 1ère, 2ème, 3ème, 4ème, et 6ème places. Ces voitures constituaient aussi une force avec laquelle il fallait compter dans presque toutes les branches de la compétition automobile, l'une de leurs réalisations les plus brillantes fut leurs victoires jumelées au Tourist Trophy (1950 et 1951), leur victoire dans la course de 12 heures Sebring (1955) et la Coupe des Alpes avec lan Appleyard (1953) pour avoir réalisé 3 circuits successifs sans pénalisation au volant de sa XK 120.

On appliqua l expérience des courses aux voitures de tourisme et la construction monocoque totale apparut en 1956 dans la 2,4 l, première des conduites intérieures à arbres à cames en-tête, mues par le moteur à course courte de 112 ch du modèle de base. En 1957 le bloc moteur de 3,4 l, donnant maintenant plus de 200 ch fut placé dans la même coque, procurant à la compagnie encore un autre best-seller qui les aida à se rétablir après un incendie désastreux qui éclata à l'usine au début de cette année-là. Les freins à disque furent standard sur les D de course en 1954 mais devinrent aussi disponibles sur les voitures de sport et de tourisme en 1958. La gamme 1959 offrait trois cylindrées: 2,4 l, 3,4 l et 3,8 l ce qui fait monter la puissance jusqu'à 250 ch dans les modèles sport XK 150, tandis que la grosse Mk IX avait une direction assistée et le bloc moteur 3,8 l standard.

En 1961 la type E apparut avec un moteur de 3,8 l, 265 ch, une suspension entièrement indépendante et des freins à disques sur les quatre roues (les Jaguar n'en ont jamais été munies aux roues avant seulement) permettant 240 km/h.
La suspension arrière indépendante et la construction monocoque furent adoptées sur les grosses voitures avec l'apparition de la Mk X en 1962. En 1964 il y eut le type S (en versions 3,4 l et 3,8 l.), lui aussi avec une suspension arrière indépendante, ce qui comblait le vide entre la Mk Il et la Mk X.

Entre temps l'entreprise Jaguar s'était étendue. Elle acheta Daimler en 1960, puis Guy, qui n'était plus depuis 1925 qu'un constructeur de camions et les firmes spécialistes de moteurs Coventry-Climax et Meadows. Une version révisée du moteur avec une cylindrée de 4,2 l fut placée sur les versions 1965 des types E et Mk X et en même temps tous les modèles sauf le Mk II, furent pourvus d'une boîte de vitesses à 4 vitesses synchronisées. Une autre amélioration fut la direction assistée à puissance variable Marles Varamatic sur les nouvelles Mk X.

Les Jaguar 1966 allaient de la Mk II 2,4 l au type E 2 + 2. Cette dernière voiture, nouveau modèle de l'année, avait une carrosserie prolongée pour admettre deux passagers supplémentaires, elle marque aussi la réintroduction de la transmission automatique sur les voitures de sport Jaguar, bien qu'on ait pu en fait obtenir les dernières XK 140 et XK 150 de 1956 à 1961. Les versions 1967 de la Mk X furent rebaptisées Type 420 G. Une lacune dans l'éventail des Jaguar fut comblée par la présentation du Type 420, Type S amélioré, avec un équipement de Mk X et un moteur de 245 ch pour 4,2 l de cylindrée. En 1966, Jaguar fusionna avec la British Motor Corporation pour former le British Motor Holdings Group.
Ce groupe fut englobé en 1968 dans la British Leyland au sein de laquelle elle produisait 30 000 voitures par an.
En 1968 sortait un modèle entièrement nouveau la XJ6. Doté d'une carrosserie élégante, d'une suspension arrière à roues indépendantes avec ressorts hélicoïdaux. Elle est équipée d'un moteur 2,8 l dérivant du 6 cyl. de la 240; elle peut atteindre 180 km/h. La 2,8 l fut suivie d'une 4,2 l qui remplace la 420. La vieille Type E a été rajeunie en 1971 sur l'empattement de la 2+2, elle est équipée d'un V12.

voir un article sur la Jaguar Type E

Les Jaguar du club:

1954 Jaguar XK 120 Roadster
1954 Jaguar XK 120 Cabriolet
1955 Jaguar XK 140 Roadster
1957 Jaguar XK 140 Drophead Coupe
1959 Jaguar XK 150 DHC
1962 Jaguar Type E coupe
1963 Jaguar Mark II
1964 Jaguar Type E coupe
1966 Jaguar Type E coupe
1967 Jaguar Mark II
1968 Jaguar 340
1968 Jaguar 420
1968 Jaguar Type E Cabriolet
1969 Jaguar Type E Cabriolet
1988 Jaguar XJS Coupe
1989 Jaguar XJS Coupe

©VEA

 

 


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