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JOWETT (Grande Bretagne)
1906 - 1954
La plus fameuse voiture en provenance du Yorkshire fut la petite
flat-twin, construite par Benjamin et William Jowett, qui avaient
auparavant fait des moteurs en V-twin pour voitures et machines
fixes et aussi les premiers cycles Scott à moteur à 2 temps.
La Jowett fut l'une des voitures légères les plus pratiques de cette
période : les années 20 et 30 . Après des essais qui durèrent de
1906 à 1913, une machine avec un moteur 816 cm3 à soupapes latérales
et refroidissements par eau, une boîte à 3 vitesses à entraînement
par vis sans fin et direction par levier latéral, fut mise en production.
Le style standard était à deux places jusqu'en 1923. Cependant,
la production ne fut pas entreprise sérieusement jusqu'après la
1ère guerre Mondiale : c'est alors que la marque se fit connaître
à l'extérieur de son comté d'origine.
Le moteur fut augmenté jusqu'à 907 cm3, l'engrenage conique fut
ajouté pendant la guerre et le volant en 1914. La Jowett Seven avait
ses inconvénients, tels qu'un moteur borgne, ce qui rendait l'entretien
difficile pour le propriétaire ; cette voiture demandait aussi à
être manipulée avec soin à cause de ses ressorts durs et de ses
mauvais freins, mais ses avantages les compensaient largement. Comme
le fameux moteur déployait sa puissance à de très faibles tours-moteur,
la souplesse et l'accélération étaient excellentes. Le bloc moteur
était grossier mais sûr et très économique. La consommation de carburant
pouvait aller jusqu'à 10 l aux 100 km. La voiture toute entière
pesait très peu. L'allumage par bobine et le démarrage électrique
étaient des agencements standard dès 1923, mais la nouveauté pratique
la plus importante de cette année-là fut l'apparition de la Long
Four, voiture spacieuse à quatre places valant 20% de plus que la
voiture à 2 places, encore très courante. La Long Four et la conduite
intérieure également spacieuse de 1926 furent des best-sellers.
En 1929 le moteur acquit une culasse détachable, et, enfin des freins
internes aux 4 roues furent montés sur toutes les voitures sauf
le modèle "Chummy" qui ne survécut pas longtemps. En même temps,
on produisit la conduite intérieure Black Prince pour donner à la
marque un aspect plus moderne ; elle avait une carrosserie à taille
haute et portières basses, des ferrures de capot factice et des
roues à rayons, le tout dans le style à la dernière mode.
Dans les années 1930 le poids augmenta et les proportions des essieux
diminuèrent, mais l'économie et la puissance de traction se combinaient
encore, grâce aux qualités du moteur d'origine. On avait fait dans
les années 1920 une certaine quantité de modèles sport, et maintenant,
en 1934,apparaissait la conduite intérieure sport Kestrel, suivie
un an plus tard par la voiture de tourisme sport Weasel à double
carburateurs.
L'année précédente était apparue la boîte à quatre vitesses et en
1935 on pouvait obtenir un embrayage centrifuge et un système de
roue libre, ce qui aidait à changer de vitesse.
Cependant la vraie révolution se produisit en 1936 car ce fut la
dernière année des 907 cm3 twin et la première des Ten avec un moteur
4 cyl. à plat de 1166 cm3. On ne produisit qu'une conduite intérieure.
En 1937 le twin s'agrandit à 946 cm3 et fut rebaptisé la Eight,
tandis que toutes les voitures furent munies de freins Bendix. Au
dernier moment, une boîte de vitesses synchronisées apparut pour
la saison 1940.
Après la 2ème guerre mondiale le twin disparut finalement des voitures
particulières Jowett, mais une voiture qui devait devenir presque
aussi connue prit la place à la fois de la Eight et de la Ten et
une fois encore c'était le seul modèle.
La Javelin cependant était d'une conception entièrement différente.
C'était une petite familiale, mais d'un caractère très avant-garde.
En fait elle n'était pas britannique du tout dans le contexte de
1947 où les modèles traditionnels régnaient sur le marché intérieur.
Avec sa suspension à barre de torsion indépendante à l'avant et
à l'arrière, sa carrosserie monocoque, sa ligne très aérodynamique,
son faible poids, sa grande maniabilité, sa vitesse maximum de 80
miles à l'heure et la combinaison d'une excellente accélération
et d'une vitesse de croisière élevée, elle rappelait davantage la
Lancia Aprilia d'avant guerre,
la Fiat 1100 ou la BMW.
Le moteur seul rappelait les Jowett un flat 4 de 1,5 litre.
En 1950 la Javelin fut rejointe par une voiture encore plus à l'avant-garde,
la 2 places sport Jupiter. Elle avait un pare-brise dessiné par
Eberan von Eberhorst, qui avait travaillé autrefois chez
Auto Union, et faisait du 145 km à l'heure. La Jupiter à
son tour, devint en 1954 la Jupiter R4, une voiture sport de course:
on n'en fit que quelques-unes. Elle était nettement plus courte
et plus légère, avec une carrosserie en fibre de verre et c'était
une machine qui faisait du 160 km/h.
Le succès en compétition de la Javelin était impressionnant. Il
comprenait des succès par catégories dans les rallyes de Monte-Carlo
de 1949 et 1951 et dans la course des 24 heures du Mans en 1950,
1951 et 1952.
Mais malheureusement le vieux nom s'éteignit en 1954 après que 30.000
Javelin et 1.200 Jupiter aient été fabriquées. A l'époque de la
fermeture, un twin révisé était à l'étude.
©VEA
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