KRIEGER (France) 1897-1909


Comme Jeantaud, Krieger acquit la notoriété dans les épreuves de Motor Cab de Paris en 1897, où cette marque gagna un prix des voitures à 4 places. La première Krieger était une modification des cabs à chevaux, avec un moteur électrique séparé dans chaque roue avant.
Cela donnait aussi un freinage sur quatre roues, puisqu'il y avait des freins séparés sur les roues arrières. Leur carrosserie Milord pesait 1200 kg et pouvait faire 25 km/h sur une distance de 80 km. En 1898 la firme vendait ses droits à la British Automobile Co en Angleterre dont la Power-ful de 2 tonnes 1/2 en 1900 était en fait une Krieger, à NAMAG (Lloyd) en Allemagne et à S.T.A. E. en Italie qui fit quelques voitures électriques de type Krieger aux alentours de 1905.

L aspect de ces voitures changea peu au cours de ces années, bien que quelques petites voitures fussent mises sur le marché sous le nom de Electralette en 1902 (les batteries comptant pour 60 0% de leur poids), et que la même année on ait construit quelques voitures à capot, mais ayant encore la traction avant.

Une voiture "alcool-électrique" (sic) prit le départ de la course Concours du Ministre en 1902, bien que son moteur 4 CV De Dion fut strictement un moteur auxiliaire. Une voiture vraiment à essence et à l'électricité semblait plus sérieuse avec son moteur Richard-Brasier 24 CV et son embrayage séparé sur chaque roue arrière, quand elle fut présentée en 1903 et mise sur le marché un an plus tard. Elle ne fut certainement pas un grand succès car les rapports publiés en 1906 indiquaient que la manufacture se concentrait sur les voitures batteries-électricité ordinaires.
Les ateliers déménagèrent à Colombes en 1907. Un an plus tard M. Krieger fit breveter une turbine électrique à gaz à traction arrière mais peu de temps après la compagnie fit faillite.

Les dernières Krieger de 1909 étaient des châssis de taxi-cabs sur lesquels un moteur Brasier 15 CV tractait les roues avant. Le nom reparut pendant la deuxième guerre mondiale, associé à un autre nom français célèbre de batterie électrique, Mildé, mais le produit fini était en fait des versions électriques des voitures La Licorne et des camionnettes légères Chenard-Walcker.

©VEA

 

 


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