MARLBOROUGH (France / Grande Bretagne) 1906-1926
La Marlborough dabord une voiture française devint
une production anglo-française, puis les organes de fabrication
anglaise furent de plus en plus employés et quand le dernier
modèle 2 l. parut, la marque était cent pour cent
anglaise. Malicet et Blin fournissaient des organes à l'industrie
française, et la première Marlborough fut une voiturette
découverte classique monocyl. de 7 CV que C.C.C. de Taunton
exposa au Salon de Londres de 1906. On reparla de la marque Marlborough
en 1909 quand T. B. André, célèbre pour ses
amortisseurs, reprit l'agence. Ces Marlborough étaient
classiques, de taille moyenne, dotées de cylindres moulés
par paires, d'un allumage par magnéto, d'une boîte
3 vitesses, d'un embrayage conique et d'un arbre de transmission.
La firme offrit une 12 CV de 2,8 l., une 5 cyl. de 3,1 l. et une
6 cyl. à course courte (85 sur 90 mm).
Ces voitures avaient des radiateurs arrondis et se vendirent jusqu'en
1911, à ce moment-là les dimensions des cylindres
de la 6 cyl. étaient plus classiques et sa cylindrée
était de 3,6 l.
1912 marqua un tournant et la Marlborough qui parut alors fut
un des premiers cyclecars 4 cyl., pourvu dun moteur de 1130
cm3, à soupapes latérales et refroidi par eau, dun
radiateur pointu en coupe-vent et dune transmission par
arbre et par engrenage conique. Sir Francis Samuelson (sa femme
faisant office de mécanicien) pilota un cyclecar Morlborough
au Grand Prix Cyclecar de cette année-là, en 1913
ce cyclecar devint plus important, avec des roues "artillerie"
et une cylindrée de 1,2 l. La firme offrait un coupé
équipé à l 'électricité.
Les Marlborough daprès-guerre, encore
en grande partie françaises, avaient un radiateur arrondi,
100 cm3 en plus et quatre vitesses avant. Un moteur anglais Anzani
d 1,5 l., des freins actionnés par des tiges et (en
1921) des radiateurs plats firent parties des améliorations.
Une voiture fut inscrite à la Course 320 km de 1921 à
Brooklands, mais elle ne démarra pas. Le modèle
Roadspeed de 1922, doté dun moteur Anzani pouvait
atteindre les 100 km/h. En 1923 une petite voiture sans différentiel
fut pourvue du moteur français C.I.M.E., bien connu, de
1100 cm3 et arbres à cames en-tête.
En 1923, T.B. André se lança sérieusement
dans la compétition avec la Marlborough-Thomas de 1,5 l.
La dernière des Marlborough fut une voiture de sport six
cyl. 2 l., de fabrication anglaise, équipée d'un
moteur Coventry-Climax à arbres à cames en-tête,
dun graissage sous pression, dun freinage sur 4 roues
et d'une vitesse maximum de 120 km/h, mais elle ne fut jamais
produite en série. Après 1926, la marque ne fut
plus citée malgré une petite voiture de sport bi-cyl.
que T.B. André sortit en 1933
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