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MASERATI (Italie)
1926 à aujourd'hui
Cette marque italienne de grande réputation est devenue renommée
grâce surtout aux succès remportés par ses voitures
de course plutôt que par ses voitures sport. Les célèbres
frères bolognais, Carlo, Bindo, Alfieri, Ettore et Ernesto
portèrent haut le flambeau de l'automobile dès ses
débuts alors que Carlo, l'aîné, participait
aux épreuves motocyclistes et automobiles et travaillait
chez Fiat, Bianchi
et Junior, en même temps que Bindo et Alfieri étaient
chez lsotta-Fraschini. Carlo mourut
en 1910 et Alfieri en 1914.
Pendant la première guerre, les frères Maserati commencèrent
la fabrication de bougies d'allumage et au début des années
1920 Alfieri, au volant dune voiture "spéciale"
qu'il avait construite, utilisant les cylindres d'un moteur V 8
pour avion d'lsotta-Fraschini, obtint des succès en course.
Il pilota ensuite des voitures Diatto qu'il avait profondément
modifiées et en 1925 commença la fabrication des Diatto
GP 8 cyl. en ligne,de 2 l à compresseur et double arbre à
cames en-tête.
L'année suivante, Diatto abandonna les épreuves et
les frères continuèrent à construire les Diatto
dont ils réduisirent la cylindrée à 1,5 l.
pour les adapter à la formule normale et créèrent
l'Officine Alfieri Maserati, marque symbolisée par le trident
de Neptune, emblème traditionnel de la ville de Bologne.
Pilotée par Alfieri lui-même, la nouvelle Maserati
gagna sa première course dans la catégorie 1,5 l.,
la Targa Florio de 1926. D'autres voitures furent construites pour
des clients particuliers et en 1929 Maserati, montant 2 moteurs
de 2 l sur un seul châssis, fabriqua la légendaire
16 cyl. (la "sedici cilindri") qui en 1929, à Crémone,
dépassa les 241 km/h et, avec une voiture semblable, mais
de 5 l., il obtint de grands succès. En 1930 parut la célèbre
GP 2,5. qui fut vainqueur cette année-là dans toutes
les épreuves importantes, d'autres voitures de ce type, mais
plus puissantes, remportèrent ensuite d'autres lauriers,
dont les Grands Prix de France et de Belgique de 1933.
A la mort d'Alfieri en 1932, Ernesto prit la tête de l'entreprise
et comme après 1934 la suprématie germanique dans
les courses GP était inattaquable, il se consacra à
la production de voitures de la catégorie voiturette 1,5
l, de belles monoplaces 4 et 6 cyl., à double arbre à
cames en-tête, lesquelles furent souvent victorieuses. En
1938, l'important groupe industriel Orsi devint propriétaire
de l'"Officine Maserati" et les trois frères survivants,
maintenus dans la société à des postes privilégiés,
fabriquèrent une nouvelle voiturette 4 cyl., à 16
soupapes, ainsi que la 8 CTF, 8 cyl. en ligne, 3 l. qui gagna, en
1939 et 1940, les 500 Miles d'lndianapolis. La dernière production
des "Fratelli" fut la voiture sport A6G, équipée
d'un nouveau moteur 6 cyl., à un seul arbre à cames
en-tête, (en version de 1,5 à 2 l., elle fut exposée
pour la première fois à Genève au Salon de
1947.
Fin 1947, les Maserati quittèrent Orsi pour créer
à Bologne le groupe OSCA et
Orsi transforma la voiturette 4CL qui devint la 4CLT/48 avec compresseur
à 2 paliers et châssis en tubes, celle-ci, vu l'absence
de concurrents de valeur, gagna en course mais elle n'était
pas exempte de défauts.
En 1952 fut présentée une nouvelle voiture de Formule
2, de mêmes principes que la A6G. En 1953 elle fut améliorée
et Fangio la pilotant gagna les Grands Prix d'Italie et de Modène,
en 1954 elle devint la Maserati 250F 6 cyl. de Formule 2,5 l., vainqueur
dans les GP. Grâce à cette voiture, le Trident remporta
encore plus de victoires entre 1954 et 1957 et elle permit à
Fangio de gagner, pour la 5ème fois, le championnat du monde
en 1957. Mais Maserati, engagé à grands frais dans
les championnats pour voitures sport, subit la perte par accident
lors du Grand Prix du Venezuela en 1957, de quatre V 8 Maserati
4,5 l. fort coûteuses et, en outre, n'obtint pas le paiement
comptant de produits livrés à l'Argentine par le groupe
Orsi, aussi la firme se retira des courses.
Elle fabriqua, ensuite, de coûteuses voitures sport mais en
1960 elle participa de nouveau indirectement aux épreuves
avec la célèbre "Birdcage", modèles
60 et 61 pourvus d'un châssis à tubes multiples, équipés
d'un moteur 4 cyl. respectivement de 2 et 2,8 l., pilotés
par leur propriétaire, sans participation de la société.
En 1960 et en 1961, le modèle 61 gagna la course des 1000
km de Nürburging, ce modèle fut remplacé ensuite
par une version équipée d'un moteur V 12, 3 l. monté
à l'arrière. Celui-ci fut à l'origine du moteur
Maserati de course monté sur le châssis Cooper de Formule
1 de 1966-1967. En 1968, les modèles sport 6 cyl. 3500 GT,
en versions avec carburateur et injection de carburant, formaient
la gamme de Maserati ainsi que la 5000 GT plus coûteuse encore
et les modèles Ghibli qui atteignaient 300 km/h, voitures
sensationnelles du plus pur style Maserati. En 1964 parut une nouvelle
et intéressante voiture sport, la "Quattroporte",
une conduite intérieure 4 portes, équipée d'un
moteur V 8, 4,2 l., 260 ch, avec, en option, une boîte automatique.
En 1969 Maserati est passé sous le contrôle de Citroën
et il assura la production du moteur de la SM. Ce moteur équipera
aussi les Ligier JS2.La marque ne produisit plus alors que des voitures
de grand luxe en petite série: 706 en 1970
En1971 la Bora est équipée, fait nouveau chez ce constructeur,
d'un moteur central de 8 cyl. en V de 310 ch, cette berlinette peut
atteindre 280 km/h.
De Tomaso rachètera la compagnie en 1976 après que
Citroën eut abandonné Maserati. Il créera l'étonnement
avec la nouvelle génération de Biturbo V 8 en berline,
coupé puis cabriolet. Une association avec Chrysler en 1983
conduira à la naissance de la Chrysler TC qui n'aura guère
de succès et en 1987, Fiat reprend Maserati.
1971 Maserati 4.7 Indy America
1977 Maserati Khamsin
1983 Maserati Biturbo
©VEA
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