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OPEL (Allemagne)
1898 à nos jours
L'affaire Opel était connue pour sa fabrication de bicyclettes et
de machines à coudre quand les cinq frères Opel décidèrent de se
lancer dans la production automobile. Ils achetèrent les droits
de production des Lutzmann et en 1898 parut la première voiture
Opel-Lutzmann, dotée d'un moteur monocyl., monté à l'arrière, bientôt
remplacé par un bi-cyl. Ce modèle ne fut pas très heureux et les
frères Opel cherchèrent une autre création. Ils se mirent d'accord
avec la firme française Darracq et en 1902 commencèrent à fabriquer
des voitures sous licence, Opel importa les châssis Darracq et utilisa
ses carrosseries. Ces voitures furent l'objet de réclame sous le
nom Opel-Darracq. En 1902 Opel sortit la première de ses conceptions,
mais l'importation de voitures Darracq continua. La première Opel
était une 10/12 CV dotée d'un moteur bi-cyl., de 1884 cm3. En 1903
la firme sortit sa première voiture 4 cyl., un modèle de 20/24 CV.
La série fut complétée en 1905 par une bi-cyl. de 8/14 CV et une
4 cyl. de 35/40 CV, et en 1906 Opel cessa de coopérer avec Darracq.
Les voitures Opel prenaient part à de nombreux événements sportifs
et à des courses, en 1905 Opel remporta plus de 100 victoires. Des
Opel furent inscrites aux Essais d'Herkomer et du Prince Henry et
à la Course Kaiserpreis de 1907 une Opel se classa troisième. Jusqu'en
1911 Opel fut l'un des principaux fabricants automobiles allemands,
qui offrait une grande série de modèles de la très populaire "voiture
de médecin" bi-cyl. 8/14 CV au modèle de luxe de 9240 cm3, 33/60
CV. En 1911 le feu détruisit l'usine mais Opel regagna son prestige
après sa reconstruction qui permit l'application des techniques
de production les plus modernes. La 10.000ème voiture fut livrée
en 1912 et en 1913, la société commença à fabriquer des camions.
La plus grosse de la série de 1914, la 10,2 l de 40/100 CV avait
des soupapes en tête et pouvait atteindre disait-on 122 km/h.
Les petites 5/14 CV et 6/16 CV eurent beaucoup de succès au cours
des années qui précédèrent la première guerre, mais la firme fabriqua
un grand nombre de voitures plus lourdes. Après la guerre la reprise
immédiate d'une production à grande échelle ne put se faire pour
des raisons politiques. En 1923, la série Opel comprenait sept modèles
de 9/32 CV à 30/80 CV, dont cinq furent supprimés quand la société
installa une chaîne de montage en 1923-1924 et commença à fabriquer
des voitures en série selon les principes américains, Opel était
la première firme allemande à faire ceci. Le nouveau modèle 4/12
CV présenté en 1924 était presque une copie de la 5 CV Citroën,
il était équipé d'un moteur 4 cyl. de 951 cm3 et d'une carrosserie
deux places. On appelait généralement cette voiture la Laubfrosch
(grenouille, rainette) parce qu'elle était peinte en vert. En 1927
le chiffre de vente de ce modèle s'élevait à 39.000. Opel commença
à organiser un service après-vente dans toutes les régions d'Allemagne
et fut ainsi la première firme allemande à garantir des réparations
à prix fixes. Après 1926 une carrosserie quatre places fut montée
sur un châssis rallongé de Laubfrosch et la cylindrée du moteur
fut portée à 1016 cm3. Ce modèle fut fabriqué jusqu'en 1929. Ensuite
vinrent des voitures plus lourdes, telle la 4 cyl., 2612 cm3 et
10/45 CV et différentes voitures 6 cyl., encore à soupapes latérales.
En 1928 Opel était la plus grande firme automobile allemande et
produisait 37,5 % de la production automobile de ce pays.
En 1927, Opel se livra à des expériences intéressantes sur des voitures-fusée
et en 1928 avec Valíer et Sandex, spécialistes en fusées. Fritz
Von Opel pilota la voiture-fusée sur la piste Avus à plus de 200
km/h. Vers la fin des années 20, l'approche d'une crise économique
incita la famille Opel à transformer leur firme en une société à
capital. General Motors acheta une grande partie des actions.
En 1929 Opel sortit sa première voiture 8 cyl., la Regent de 24/110
CV, 5970 cm3. Toujours en 1929 parut une voiture 4/20 CV, 1016 cm3,
successeur de la série de petits modèles lancée par la Laubfrosch.
De 1930 à 1940 la firme sortit trois séries de modèles caractéristiques.
La petite 4/20 CV devint la 1 l (1931-1933), la 1,2 l (1933-1935),
la P4 (1936-1938) et la Kadett (1937-1939), dont la cylindrée était
de 1074 cm3 et qui se vendit bon marché en Angleterre. La Regent
1,2 l (1932-1933) devint la 1,3 l (1934-1935) et l'Olympia (1935-1937)
, toutes deux dotées d'un moteur de 1279 cm3. L'Olympia de 1938
fut équipée d'un moteur à cylindrée, augmentée, de 1488 cm3 de 37
CV. Les modèles 6 cyl. des années 20 devinrent la 8 l (1931-1933)
et la 2 l (1934-1937), la super de 2473 cm3 (1937-1938) et la Kapitän
(1938-1939) avec le même moteur. L'Admiral 6 cyl. de 3620 cm3 fut
la dernière de la série de modèles d'avant-guerre. Le 2 l de 1934
fut le premier modèle équipé d'une suspension indépendante style
Dubonnet, qui dès 1939 équipa tous les modèles. Au cours des années
1930 Opel était au premier rang de lu production automobiles européenne.
L'Olympia de 1935 fut la première voiture de série équipée d'une
carrosserie tout acier et sans châssis. La P4, une vraie quatre
places de 32 CV pouvant atteindre 88 km/h, était la voiture la moins
onéreuse sur le marché allemand. A la fin de la deuxième guerre
Opel fut forcé de démanteler les chaînes de production de la Kadett.
Elles furent transférées en Russie où la Kadett reparut identique
au modèle d'avant-guerre, mais sous le nom de Moskvitch. Opel rouvrit
ses ateliers en 1947 et sortit l'Olympia, la Kapitan lui succéda
en 1948. Carrosseries et moteurs étaient semblables à ceux conçus
avant la guerre. Au cours des années suivantes, les carrosseries
changèrent souvent mais les moteurs furent fabriqués d'après les
anciens modèles qui avaient fait leur preuve. En 1962 parut une
nouvelle Kadett, fabriquée à la nouvelle usine de Bochum, elle était
dotée d'un moteur de 40 CV, 993 cm3 portés à 1078 cm3 en 1965. En
1953 l'Olympia devint la Rekord et son moteur de 1488 cm3 fut complété
par des éléments de 1680 cm3 en 1959 et 1897 cm3 en 1965. En 1965
aussi la firme adopta pour cette série des arbres à cames en tête.
L'Olympia était livrable avec le moteur de la Kapitan, de 2605 cm3
à l'exemple de la Rekord L6. E n 1959 le bloc moteur de la Kapitan
de 2473 cm3 fut porté à 2605 cm3, et en 1965 à 2784 cm3. Le nom
Admiral reparut en 1964 avec une voiture équipée d'un moteur de
Kapitan.
En 1964 aussi la firme sortit la Diplomat pour couronner la série
Opel. Ce modèle fut doté d'un moteur V-8 Chevrolet de 4638 cm3 (190
CV) et 5354 cm3 (230 CV). Les voitures Kapitän et Admiral étaient
aussi livrables dotées d'un moteur Diplomat sur demande. La production
automobile s'éleva de 6028 en 1948 à 623.989 en 1965. La série de
1968 fut complétée par des Kadett, à arrière aérodynamique de 2
et 4 portes, et par une nouvelle Olympia de même conception que
la Kadett, mais livrable équipée de moteurs d'1,1 l, d'1,7 l ou
d'1,9 l.
En 1971 la gamme Kadett comprenait la 1100, la 1200, la Rallye 1200,
la Rallye 1900 (équipée du moteur de la Manta).L'Olympia en 1970
a cédé sa place à l'Ascona 16 équipée d'un moteur 1584 cm3. Elle
connaît plusieurs variantes la 16 S plus puissante, la 19 S équipée
du moteur de la Rekord, la 19 SR à équipement sportif, et enfin
depuis 1970 la 1200 dotée du nouveau moteur de la Kadett. En 1970
sortait un nouveau coupé la Manta, c'est un style de carrosserie
sportive avec les caractéristiques d'une berline au point de vue
confort et stabilité. Elle est doublée d'une Manta S plus puissante
et d'une 1900 S équipée du moteur Rekord 1900 S. Enfin une version
1200 est proposée en 1972.
1938 Opel Super 6 cabriolet
1968 Opel Commodore berline
1978 Opel Monza
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