|
ROCHET-SCHNEIDER (France) 1894-1932
A ses débuts la firme Rochet-Schneider copia tout simplement des
modèles qui rencontraient du succès au fur et à mesure qu'ils sortaient.
La première dérivait de la Benz, avec
moteur monocyl. horizontal et entraînement par courroie, mais son
aspect ressemblait davantage à la Peugeot
de l'époque. Au Salon de Paris 1901, deux voitures de type Panhard
furent présentées: une 8 CV, 2 cyl., et une 12 CV 4 cyl. Toutefois,
comme la voiture la plus moderne était à l'époque la Mercedes,
les modèles existants furent modifiés en 1903, dans la ligne de
Cannstatt, sauf en ce qui concerne les châssis de bois armé. Ce
que ces voitures n'avaient pas en originalité, elles les gagnaient
en puissance, qualité de fabrication, et longue durée. A partir
de 1903, avec la nouvelle voiture 20/22 CV, la réputation des Rochet-Schneider
se renforça, en tant que voitures robustes, rapides, de lignes classiques.
En 1906, une machine plus puissante à entraînement par chaîne vint
s'adjoindre, une 4,4 l, 18 CV. L'allumage par magnéto à haute tension
fit son apparition en 1907, alors que la meilleure de la gamme était
une voiture à moteur 6 cyl. coulés par paire, 10,9 l, avec entraînement
par chaîne. Une année plus tard, les plus petites voitures furent
dotées d'un moteur monobloc à soupapes latérales. En 1911, ce moteur
fut adopté jusque sur les plus grosses Rochet-Schneider, parmi lesquelles
une 4 cyl. 4,8 l et une 6 cyl. 5,5 l.
En 1914, il y avait 6 modèles de Rochet-Schneider, avec moteur monobloc
4 et 6 cyl. qui allaient de 15 à 50 CV. Tous avaient des soupapes
latérales. La firme fabriquait également des véhicules commerciaux.
Après la première Guerre mondiale, elle présenta toute une gamme
de voitures massives et robustes, en 12, 18, et 30 CV. Toutes ces
voitures étaient fondamentalement des véhicules d'avant-guerre.
A partir de 1923, quelques modèles furent dotés de moteurs à soupapes
en-tête. En 1929, 4 voitures 4 cyl. et une voiture 6 cyl. figuraient
au catalogue, les 14 et 20 CV, avec soupapes en-tête.
Le modèle le plus récent fut la 26 CV, 6 cyl., soupapes en-tête,
5,4 l. avec double allumage et servofreins. Avec ses roues à rayons
métalliques, sa carrosserie élégante, c'était un véhicule d'aspect
très agréable qui, avec un moteur plus petit 6 cyl., 21 CV, se poursuivit
jusqu'au moment où Rochet-Schneider arrêta la fabrication des voitures
particulières. Des véhicules commerciaux continuèrent à être fabriqués
jusqu'en 1951, date à laquelle la firme fut absorbée par Berliet.
A leurs débuts, les voitures Rochet-Schneider avaient été fabriquées
sous licence par quatre firmes: Nagant
et F.N. en Belgique, Florentia en Italie,
et Martini en Suisse.
©VEA
|