ROSENGART (France) 1928-1955
Les premières Rosengart furent fabriquées dans la
vieille usine Bellanger, sous la direction de Lucien Rosengart
et Jules Salomon (qui avait conçu les premières
Citroën). Il s'agissait d'Austin
Seven construites sous licence, et qui ne différaient de
leurs prototypes anglais que dans la ligne: par exemple, les enveloppes
de radiateur à ailettes qui ne furent adoptées par
Birmingham qu'à la fin de 1930. La fabrication atteignait
28 voitures par jour en été 1930, et la ligne Austin
fut poursuivie jusqu'à la fin de la période précédant
la Deuxième Guerre Mondiale, bien qu'en 1932 et par la
suite, les voitures aient eu un empattement plus long et une suspension
arrière semi-elliptique. En 1939, le châssis fut
muni de longerons à profil en U. Les voitures de 1932 comportaient
également une 6 cyl., 20 CV, 1100 cm3, qui était
en fait une 5 CV allongée, avec boîte à trois
vitesses, et servo-freins à vide. La fabrication de voitures
sans soupapes, 4 cyl. à traction avant, commença
en 1933, avec suspension avant indépendante transversale,
construites sous licence Adler
et basées sur la Trumph 1,6 l. de la Compagnie allemande.
Une version plus classique, à traction arrière,
fut vendue sous le nom de "8/40".
Les voitures à traction avant étaient
toujours en vente en 1939, mais à l'époque elles
étaient basées sur la 11 CV Citroën,
avec leurs moteurs à soupapes en-tête 1,9 l, leurs
boîtes à 3 vitesses synchronisées, et leurs
freins hydrauliques. Les carrosseries, conduite intérieure
de sport deux portes, et cabriolet, étaient montées
sur un châssis-plateforme. Des carrosseries semblables furent
montées sur la Super-Trahuit de 1947 et la Super-Traction,
à traction avant, fut dotée d'un moteur Mercury
3,9 l. de 95 ch. Dans le climat économique de l'époque,
une telle voiture ne pouvait en fait rencontrer le succès,
et 1952 vit un retour à la ligne Austin Seven, le moteur
sans soupape de 747 cm3 atteignait maintenant 21 ch, et les conduites
intérieures Ariette et Artisane avaient une allure moderne,
une suspension avant indépendante transversale, et des
freins hydrauliques. Les vitesses indiquées étaient
de 95 km/h,
mais la dernière voiture de la lignée, la Sagaie
1954, abandonna le vieux moteur 4 cyl. en faveur d'un moteur à
deux cyl. opposés à refroidissement par air, à
soupapes en-tête, 750 cm3, de 40 ch. On indiquait pour cette
voiture une vitesse de 120 km/h, mais elle n'arriva pas à
soutenir la concurrence de Renault et
Panhard.
©VEA