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SALMSON (France) 1921-1957

Réputé pour son moteur d'aviation
radial à refroidissement par eau (plus tard à refroidissement
par air) Salmson débuta dans l'industrie automobile, en
prenant une licence de fabrication G.N. en 1919. 3000 de ces machines
furent fabriquées en deux ans. Les premières Salmson
proprement dites furent présentées en 1921. Conçues
par Emile Petit, elles avaient des châssis type cyclecar
peu résistants, une transmission par arbre, et un pont
arrière sans différentiel, un motif en croix de
St-André sur le radiateur. Le moteur de série était
un étrange monocylindre monobloc 1100 cm3, avec une seule
tige de poussoir par cylindre, qui actionnait également
les soupapes d'admission comme tige de traction, l'allumage était
assuré par le dispositif magnéto de Salmson, et
le refroidissement par thermo?syphon. Ce moteur à soupape
en?tête fonctionnait assez bien à faible vitesse,
atteignait 72 km/h et consommait 6 1 aux 100 km.
A la même époque, (1921), Petit voulut construire
un véhicule plus perfectionné pour le grand Prix des
Cyclecars, et réalisa une voiture à moteur à
deux arbres à cames en?tête, de même cylindrée,
avec double allumage par magnéto et vilebrequin à
deux paliers. Avec une de ces voitures, Lombard gagna la course
et aussi une deuxième place (derrière une GN) dans
la course des 200 Miles (322 km) à Brooklands. Ces succès
furent suivis d'une première et d'une deuxième places
dans ces deux courses en 1922, de prix de catégorie dans
le Grand Prix des Cyclecars et dans la première Course des
24 Heures du Mans en 1923, à St?Sébastien en 1925,
au Mans et à Targa Florio en 1926. 1927 marqua le sommet
de la carrière de Salmson en compétition, avec une
seconde et troisième places en classification générale
au Mans (gagnant également en catégorie et en coupe
Biennale) et une deuxième place dans la Coupe de la Commission
Sportive, basée sur des consommations de carburant.
La firme construisit également une voiture de course 750
cm3 pour le Grand Prix des Cyclecars en 1923, elle gagna dans sa
catégorie mais ne fut jamais réalisée commercialement,
pas plus d'ailleurs que l'ingénieuse Petit l927, à
moteur 8 cyl. en ligne, 1100 cm3, double arbre à cames entête,
double carburateur avec soupapes desmodromiques, qui était
annoncée comme donnant 140 ch à 8000 tr/mn.
Le développement des voitures de tourisme Salmson se fit
en direction des arbres à cames jumelés en?tête,
avec l'apparition en 1923 de la 10/15 1,2 1.; il n'y avait toujours
pas de différentiel ni de freins sur les roues avant ( bien
que ceux?ci aient par la suite été montés sur
les voitures de course) mais il y avait un starter sur les voitures
de série et les ressorts cantilever avaient été
remplacés par des ressorts semi?elliptiques. A partir de
1925, la voiture de sport 1100 cm3 à double arbre à
cames renforça ses positions et, en 1926, l'adoption d'un
radiateur capoté compléta l'allure classique de ces
voitures. Il y eut des modifications dans les spécifications,
mais tous les modèles de sport eurent des freins sur les
roues avant, des pneus ballon, des ponts arrière sans différentiel,
allant de la Grand Prix à trois vitesses, avec graissage
par barbotage et vilebrequin deux paliers, dépassant 112
km/h, à la Grand Prix spéciale et à la San
Sebastian, qui avait une lubrification entièrement sous pression
et 4 vitesses, cette dernière voiture existant également
avec carburateur Cozette. Entre temps, la 10/15 avait été
dotée de freins sur les roues avant et, à la fin de
1926, la grosse 12/24 fut équipée d'un différentiel,
elle avait un dyna-démarreur, un radiateur en V, et un empattement
de 2,844 m qui permettait une carrosserie plus spacieuse.
La vague des petites voitures de sport françaises disparut
aussi vite qu'elle était venue, bien que Salmson ait gagné
une fois de plus la Coupe de la Biennale au Mans en 1928, et que
les modèles de sport à double arbre à cames
aient encore figuré dans les catalogues anglais jusqu'en
1931.L'apparition de la Midget M.G. marqua la fin complète
des ventes de la Salmson et la firme, comme Amilcar, s'essaya alors
à la construction de petites machines luxueuses: une 6 cyl.
1,6 1, double arbre à cames parue en 1929, ne dura qu'une
saison; mais son successeur, la 54 dura plus longtemps. Elle conservait
le moteur à double arbre à cames, le vilebrequin à
trois paliers, l'allumage par magnéto, le graissage à
carter sec et une boîte à trois vitesses. Toutefois,
vendue généralement avec une carrosserie de type conduite
intérieure, elle n'était pas très rapide pour
son prix. En 1923, devenue plus importante sous la forme de la S4C
1,5 l, 4 vitesses, avec réservoir à 1'arrière,
elle fut à la base des Salmson anglaises 12 CV, fabriquées
à Raynes Park à partir de 1934. La S4D de 1,6 l de
1935 avait toujours une magnéto, mais elle était caractérisée
par une suspension avant indépendante transversale et une
boîte électrique
Cotal à 4 vitesses. Des conduites intérieures
à double arbre à cames en?tête, avec deux dimensions
de moteurs, figuraient au catalogue en 1939. La plus grosse annonçait
2,3 170 ch et des freins hydrauliques. Les mêmes modèles
réapparurent en 1946, époque à laquelle quelques
voitures de compétition de 90 ch CV avec un moteur de 2,3
l furent fabriquées. Un peu plus d'un millier de Salmson
trouvèrent des clients en 1950, mais ensuite le déclin
fut rapide.
Une nouvelle Randonnée 2,2 1 avec moteur en alliage léger
et boîte de vitesses Cotal
sortit en 1951, et 1953 vit l'apparition du coupé
aérodynamique G 72 avec suspension arrière semi?elliptique
au lieu de cantilever, des roues à rayons métalliques
et une version mise au point du moteur à double arbre à
cames de 105 ch et bon pour plus de 160 km/h. Ce modèle fut
fabriqué en petit nombre jusqu'en 1957, mais une année
auparavant la fin en avait été annoncée lorsque
Renault avait racheté la
firme. Les dernières Salmson furent une version à
long empattement de la G72 avec une carrosserie conduite intérieure
4 portes.
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