TH. SCHNEIDER (France) 1910-1931


Théophile Schneider a été l’un des fondateurs de la Rochet-Schneider avant de commencer à fabriquer des voitures pour son propre compte. Ces voitures étaient assez classiques, avec leurs moteurs sans soupapes à 4 ou 6 cyl. et la transmission par arbre. La seule caractéristique, qui les distinguait de la majorité des voitures françaises, était les radiateurs en arrière du moteur. En dépit de ce conservatisme, Théophile Schneider participait avec énergie à toutes les courses première catégorie, à la Coupe de l’Auto, au Grand Prix Belge en 1912, ainsi qu’au Grand Prix Français au cours des deux années suivantes. Mais peut-être du fait de ce conservatisme, ce fut sans succès. En 1914, sept modèles 4 cyl. de 1,8 à 6,1 l, étaient proposés, ainsi qu’une 6 cyl. 3,2 l.
La même politique fut suivie après la Première Guerre Mondiale: fabrication de voitures robustes, classiques, avec une vitesse élevée, équipées maintenant de radiateurs frontaux en V. La 14 CV de base de l’Avant-Guerre était proposée en 4 et 6 cyl. de 1919 à 1923, ainsi qu’une voiture légère, la VL (voiture légère) de 1 170 cm3 à dater de 1926. La voiture la mieux connue et la plus remarquable de Théophile Schneider fut la 10 CV sortie en 1922, une voiture de tourisme rapide, 2 l, sans soupapes, dans la meilleure tradition française. En 1925 elle fut dotée de soupapes en-tête et de freins sur les roues avant, et elle fut poursuivie jusqu’à la fin de la fabrication des voitures par la firme. La VL était également vendue avec soupapes en tête en 1927. Ce furent les modèles les plus populaires et qui durèrent le plus, de toute une gamme assez complexe.
La production cessa en 1929, mais les voitures furent vendues jusqu’en 1931.

©VEA

 

 


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