TRIUMPH (Grande Bretagne) 1923 à nos jours



Cette célèbre firme de motocyclettes réalisa en 1903 un tricar, mais les 4 roues ne furent pas présentées avant 1923, date à laquelle parut une voiture 4 cyl. 10/20 avec moteur Ricardo sans soupapes 1,4 l, et une boîte à 4 vitesses, la production commença dans l'usine précédemment occupée par Dawson. En 1925, cette voiture fut remplacée par une 13/30, 1,9 l, la première voiture anglaise à avoir des freins hydrauliques Lockheed. Ni cette voiture, ni la 15 CV qui lui succéda ne firent grande impression, mais, en 1928, Triumph présenta la Super 7, 832 cm3, avec bloc moteur boîte de vitesses, freins hydrauliques et transmission aux roues par vis sans fin, qui se vendit bien, tant sur le marché intérieur qu'à l'étranger. Elle fut réalisée en version sport, à compresseur, et en petite conduite intérieure familiale de qualité supérieure dont la fabrication fut poursuivie jusqu'en 1933-34. 1931 vit la sortie d'une petite 6 cyl . 1,2 l., la Scorpion, en fait une Super 7 avec 2 cyl. supplémentaires. Les moteurs Coventry-Climax firent leur apparition dans la Super 9 de 1932, date à laquelle les berlines Triumph eurent des portes sans montant. Les plus gros modèles de 1933 comportèrent des pompes à carburant électriques et, au cours de la saison, une Dix à moteur de 1122 cm3 compléta la gamme.

Ces voitures familiales étaient toujours fabriquées en 1934, mais il y avait également à l'époque des voitures Gloria plus sportives, 4 cyl. 1100 cm3, et 6 cyl. 1 1/2 l., châssis à traverses en X et roues libres, qui dans leur formule découvertes pouvaient dépasser les 112 km/h: une de ces voitures pilotée par Donald Healey (qui conçut des Triumph en 1936-39) gagna le Rallye de Monte Carlo en 1934 dans la catégorie voiture légère. 1935 vit la sortie d'une voiture 8 cyl. en ligne avec compresseur, double arbre à came en-tête, 2 l, très semblable à une Alfa Romeo, qui fut un échec, mais cette même année les modèles Gloria-Vitesse furent plus heureux, en particulier dans la formule 6 cyl . 2 l.

En 1936, les départements Automobile et Bicyclette furent séparés et, à partir de 1937, les voitures devinrent plus lourdes, la boîte de vitesses synchronisées fut adoptée, les moteurs construits par Triumph avec soupapes en-tête remplacèrent les moteurs Coventry-Climax, et la gamme s'étendait alors de la berline Gloria 4 cyl. 1 1/2 l. à la 4 cyl. 1,8 l, et à la 6 cyl. 2 l. L'équipement des Dolomite était très complet, avec le graissage central de châssis, et une radio vendue en supplément; les roadsters, très élégants, quoique d'aspect plutôt américain, gagnèrent régulièrement les concours de 1938 à 1940.

A partir de l'été 1938, le catalogue ne comporta plus que des Dolomite, le plus petit modèle étant une voiture de faible encombrement, avec moteur 1 1/2 l. (en fait 1 767 cm3) sur un empattement de 2,743 m. Au cours de l'année 1939, parut une berline sport 12 CV de style classique, 50 seulement purent être réalisées car un syndicat de faillite fut nommé pour Triumph juste avant la 2ème Guerre Mondiale. Lorsque les voitures réapparurent après la Victoire, elles étaient fabriquées par Standard, la nouvelle 1800 était dotée du moteur 4 cyl. soupapes en-tête, 1,8 l, 65 ch, fabriqué pour la Jaguar de 1 1/2l. Parmi les autres caractéristiques, citons les freins Girling, un changement de vitesse sur la colonne à main droite assez inhabituel pour la boîte à 4 vitesses. Tant le roadster que la berline étaient d'un style traditionnel, la berline ayant une carrosserie en lame de rasoir, du type qu'affectionnaient les carrossiers anglais vers la fin des années 30.

En 1949, des moteurs Standard Vanguard 2,1 l. et des boîtes à 3 vitesses furent adoptés, et 1950 amena une curieuse petite berline à 2 portes, la Mayflower, avec moteur de 10 CV, dont la fabrication fut poursuivie jusqu'en 1953. Cette même année parut toute une gamme de voitures de sport qui eurent beaucoup de succès, et qui découlait d'un projet de 1950 abandonné du fait de la guerre de Corée. Elles possédaient des phares rétractables, une carrosserie aérodynamique, et une boîte de vitesses avec surmultipliée.

La nouvelle TR 2 ne pesait que 856,40 kg :son moteur de 2 l, de 90 ch dérivait du Vanguard, elle avait une suspension avant indépendante à ressorts hélicoïdaux et bras triangulaires, des freins Lockheed, une transmission aux roues par engrenage hypoïde, et la combinaison appréciée d'une vitesse supérieure à 160 km/h et d'une consommation de seulement 11,35 l, aux 100 km en service normal. Cette voiture se distingua en compétition en remportant parmi ses premiers succès une victoire totale au R.A.C. en 1954 et un prix d'équipe dans le rallye des Alpes de 1956, par ailleurs elle s'avérait extrêmement bénéficiaire pour ses fabricants.

Son successeur, la TR3, acquit des freins avant à disque en 1956, et fut fabriqué jusqu'en 1961. Le groupe moteur fut adopté par Morgan (1954) Swallow Doretti (1954) Peerless (1958) et son successeur Warwick (1960).

Après l'arrêt de la fabrication de la berline de 2,1 l, au début de 1955, la TR fut l'élément essentiel de la gamme Triumph jusqu'au milieu de 1959, date à laquelle apparut la conduite intérieure Herald, avec le moteur Standard 10 de 948 cm3 sur un châssis séparé. Elle avait une suspension entièrement indépendante (la première familiale anglaise de petite dimension à être ainsi équipée) un volant de direction réglable. Elle était dessinée par Michelotti et était vendue soit avec simple carburateur à 38 ch, soit à double carburateur et 50 ch. En fait, ce modèle ne se vendit pas bien jusqu'au moment où Standard-Triumph fut absorbé par Leyland en 1961, date à laquelle fut présentée une version plus puissante de 1147 cm3 avec des freins avant à disque en option, deux ans plus tard, la 12/50 avait des freins à disque en série, et était disponible en décapotable. Une version 6 cyl. 1,6 l, avec 4 phares, la Vitesse, sortit en 1962, la 2 places de sport Spitfire, annoncée en 1963, était un dérivé de la Herald. Les moteurs Triumph 4 cyl. étaient utilisés par Amphicar, Bond et Fairthorpe.

En 1962 la TR4, avec sa carrosserie modifiée, un moteur 2,1 l, une direction à crémaillère, et une boîte de vitesses entièrement synchronisée, fit son apparition. Elle fut dotée d'une suspension arrière indépendante, et prit le nom de TR4A en 1965, cependant que les caractéristiques des voitures Triumph se retrouvaient également dans une berline 6 cyl. 2,l, 90 ch, la 2000 qui sortit en 1964. La nouvelle voiture Triumph de 1966 fut la 1300, toujours avec boîte de vitesses entièrement synchronisée, suspension complètement indépendante et freins à disque à l'avant, traction avant et 61 CV. Les Vitesse de 1967 avaient le moteur 2 l, utilisé également dans le nouveau coupé GT6 dérivé de la Spitfire.

Une voiture de sport TR5, avec moteur à injection 6 cyl. 2 1/2 l, (qui remplaçait enfin l'ancien moteur Vanguard) et une version TC de la conduite intérieure 1300 apparurent également en 1968. En 1970, la Spitfire reçu une modification de carrosserie, allongement de l'arrière et capot plus anguleux. Egalement en 1970, la 1300 fut remplacée par une nouvelle série, la Toledo animée par un moteur 4 cyl. de 1493 cm3 et d'une transmission arrière. C'est une voiture à vocation plus populaire que les précédentes. Par contre une 1500 reprend la forme générale de l'ancienne 1300.

En 1969, la TR5 fut remplacée par la TR6 dotée d'une carrosserie plus esthétique, elle atteint 200 km/h. Enfin au sommet de la gamme est apparue en 1970 une voiture de grand tourisme la Stag dessinée par Michelotti équipée d'un moteur V 8 de 3 l. Cette voiture dont le moteur développe 140 ch atteint 190 km/h.

Les Triumph du club:

1957 Triumph TR 3
1957 Triumph TR 3
1960 Triumph TR 3
1968 Triumph TR 250
1970 Triumph GT 6
1970 Triumph GT 6
1970 Triumph GT 6
1970 Triumph Spitfire Mk III
1972 Triumph TR 6
1972 Triumph Stag
1973 Triumph TR 6
1974 Triumph Spitfire 1500
1974 Triumph Spitfire Petrol Injection
1974 Triumph TR 6
1974 Triumph TR 6
1975 Triumph TR 6
1975 Triumph TR 6
1979 Triumph TR 8 Coupe
1980 Triumph TR 7
1981 Triumph Spitfire
1982 Triumph TR 7
1982 Triumph TR 8

©VEA

 

 


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